Le Belge a produit 462 kg de déchets en 2020

Mailys Chavagne

Si la Belgique fait partie des meilleurs en Europe en matière de recyclage du plastique, elle produit néanmoins une quantité impressionnante de déchets chaque année. En 2020, l’économie belge et les ménages ont produit ensemble 68 millions de tonnes de déchets.

68 millions de tonnes… Une quantité qui peut paraître énorme, mais qui reste plus ou moins équivalente aux 67,5 millions de tonnes mesurés en 2018, selon les chiffres de l’office belge de statistique Statbel.

Les augmentations les plus importantes ont été relevées dans les secteurs de l’agriculture (+15 %), des ménages (+9 %) et de l’industrie (+7 %). C’est d’ailleurs l’industrie qui est le plus gros producteur de déchets en Belgique, juste avant le secteur de la construction et les ménages.

En revanche, les secteurs des services et de la construction ont enregistré des baisses, respectives, de 21 et 9%.

462kg de déchets par habitant

Au total, les ménages belges ont produit quelques 5.342.388 tonnes de déchets en 2020, soit environ 462kg par habitant. Parmi ceux-ci, les déchets ménagers et assimilés sont les plus importants. On entend par là les ordures ménagères brutes (poubelle noire ou blanche), les ordures ménagères collectées sélectivement (papier, PMC, verre…) et les encombrants.

Mais ce n’est pas tout… Chaque année, s’ajoutent à cela des quantités impressionnantes de « déchets cachés », c’est-à-dire des déchets industriels qui proviennent de la fabrication de nos biens de consommation. Selon les autorités belges, « une brosse à dents représente 1,5kg de « déchets cachés ». Plus grave encore : un simple GSM implique 75kg de « déchets cachés », un ordinateur 1500kg et une bague en or 2 tonnes ».

Sans compter que la Belgique serait le deuxième au classement européen des plus gros gaspilleurs. Le Belge gaspille en moyenne 345 kilos de nourriture par an, selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Combattre ce fléau nécessiterait dès lors de privilégier les produits de seconde main ainsi que ceux vendus en vrac, mais aussi de se poser les bonnes questions: « En ai-je vraiment besoin? »

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