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Les émissions de gaz à effet de serre en Belgique ont stagné en 2018

Les émissions de gaz à effet de serre en Belgique ont stagné en 2018 et ce, pour la quatrième année consécutive, ressort-il de l’inventaire national 2020 communiqué la semaine dernière par la Belgique à la Commission européenne.

En 2018, les émissions totales de gaz à effet de serre (hors secteur LULUCF de l’utilisation des terres et des forêts) en Belgique ont atteint 118,3 millions de tonnes équivalent CO2, ce qui représente une légère augmentation de 0,28% par rapport à 2017.

« (…) pour la quatrième année consécutive, on constate une stagnation des émissions nationales, faisant suite à la baisse quasi continue observée entre 2004 à 2014 », souligne le service fédéral Changements climatiques.

Par rapport à 1990, les émissions de gaz à effet de serre (GES) comptabilisées en 2018 sont en baisse d’environ 20%.

Les seules émissions de dioxyde de carbone (CO2), qui représentent près de 85% du total des émissions de gaz à effet de serre, et sont étroitement liées à la consommation énergétique, elle-même fortement influencée par les conditions climatiques, sont quant à elles en recul de 0,63% en 2018 par rapport à 2017. En comparaison avec l’année 1990, elles se sont repliées de 16,9%.

En 2018, le transport est resté le secteur le plus émetteur de GES, avec 22,1% du total. Il s’agit, de plus, d’un des seuls secteurs qui a vu ses émissions (sensiblement) augmenter depuis 1990 (+24,5%), avec le chauffage des bâtiments (+33%). Le transport routier, et la forte hausse du nombre de véhicules, explique cette tendance.

Le secteur du chauffage résidentiel a, lui, vu ses émissions reculer depuis 1990 et représentait 14% du total des émissions de gaz à effet de serre en 2018. L’agriculture totalisait en 2018 10,4% des émissions, loin derrière l’industrie et ses différentes composantes: combustion (11,6% des émissions totales de GES en Belgique), énergie (16,9%) et processus industriels (18,2%).

Dans le cadre de la préparation de l’inventaire annuel (déclaration 2020), des ajustements méthodologiques ont été opérés, concernant principalement des émissions industrielles de gaz fluorés, indique encore l’administration. Ces ajustements ont mené à une ré-estimation des émissions de gaz à effet de serre pour les années 2010 à 2017. Ces ajustements ont entraîné une révision à la hausse de l’estimation des émissions nationales pour l’ensemble de cette période. Ainsi, pour l’année 2017, on constate une augmentation de 2,98% par rapport à l’estimation réalisée lors de l’inventaire précédent.

La Belgique est soumise à un objectif de réduction de ses émissions de 15% en 2020 par rapport à 2005 dans les secteurs dits « non-ETS  » (transport, bâtiments, agriculture, déchets).

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