XDC, la nouvelle pépite liégeoise

Dans le créneau particulier de la numérisation des salles de cinéma, la société liégeoise XDC s’impose aujourd’hui comme l’acteur de référence à l’échelon européen.

Le quartier du Longdoz, à Liège, retrouve une nouvelle jeunesse grâce à la Médiacité, un complexe qui, en plus d’une galerie commerciale d’envergure, regroupe nombre d’opérateurs actifs dans le secteur de l’image. Parmi les  » locomotives « , outre la RTBF qui a promis d’y transférer son antenne liégeoise, des cinémas – toujours pas ouverts -, il faudra aussi compter avec XDC, spin-out d’EVS ( NDLR : la firme fondée par Laurent Minguet, Pierre Lhoest et consorts, qui fournit des ralentis vidéo à une quantité impressionnante de chaînes de télévision à travers le monde).

XDC s’est fait une réputation européenne en matière de numérisation de salles de cinéma. Un concept qui intéresse tant les majors américaines (Warner, 20th Century Fox, Disney, Paramount, Universal et Sony) avec lesquels la firme liégeoise a signé, que les exploitants de salles. Concrètement, il s’agit de remplacer les énormes bobines de films – dont le coût de confection, d’acheminement et de traitement est loin d’être symbolique – en fournissant  » clés sur portes  » un système digital assurant souplesse, moindres coûts, qualité d’image nettement améliorée et possibilité de services auxiliaires. Les accords signés avec les Américains portent sur 8 000 écrans répartis sur 22 pays ! A ce jour, 1 350 commandes ont été passées, dont plus de la moitié ont été honorées.

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Pour pouvoir suivre le rythme des commandes, XDC doit pouvoir s’appuyer sur des moyens financiers d’envergure, surtout quand on sait qu’en livrant  » clés sur portes « , les bénéficiaires du concept ne le paient que de manière échelonnée – 75 % à charge des majors ou des distributeurs et 25 % par les exploitants – sur la base des économies réalisées, sur chaque film diffusé, en passant d’un système à l’autre.  » Après sept à huit ans, les coûts sont pour ainsi dire couverts, explique Fabrice Testa, directeur commercial de XDC. Cela ne signifie pas pour autant que nous en resterons là, car nous pouvons – et pourrons – fournir nombre de services additionnels grâce aux réseaux et infrastructures numériques. Nous pourrons ainsi générer des recettes sur la base du trafic et de la publicité, bref gérer et aussi livrer du contenu ! « 

Pour financer sa croissance et continuer à investir en recherche et développement, XDC avait pu compter, en octobre 2008, sur un financement de 100 millions d’euros et ce, sous l’égide d’une Fortis Banque pourtant à l’époque en pleine tourmente financière. Ce vendredi, dans la foulée de cet accord-cadre, la Banque européenne d’investissement mettra au pot 60 millions d’euros !

A diverses reprises, des rumeurs sur une introduction en Bourse de XDC ont circulé mais, au stade actuel des choses, les principaux actionnaires (EVS, la SRIW et la GIMV) n’envisagent pas de se laisser diluer et/ou de céder une partie de cette  » pépite  » dont tout laisse à penser qu’elle deviendra vite une nouvelle fierté liégeoise…

JEAN-MARC DAMRY

grâce à xdc, liège devient n° 1 européen du cinéma numérique

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