Vidéoclub en ligne

L’arrivée du DVD a stimulé la location de films via le Net. Pour contourner la méfiance des utilisateurs peu enclins aux paiements en ligne, une entreprise propose l’utilisa- tion d’une carte prépayée

Informations : (1) www.movieclub.be et (2) www.dvdpost.be

Si MovieClub n’est pas la première société à se lancer dans la location de DVD via le Net, elle a l’avantage de bien connaître le nouveau média. Ses quatre fondateurs sont tous actifs sur la Toile depuis des plombes. A tel point qu’en suivant leur parcours professionnel on passe en revue une décennie de la Toile belge. Ancien responsable marketing chez Infonie, initiateur de l’e-commerce chez Swing, webmaster de TravelPrice, cadre chez Skynet, directeur IT dans une grande entreprise de webdesign… En une petite dizaine d’années, les associés de MovieClub (1) ont appris à connaître les coulisses du Net. Ils ont surtout vécu les débordements des années fastes de la nouvelle économie. Pas de folie des grandeurs, donc.  » En août dernier, la pénétration de l’ADSL dans notre pays nous semblait suffisante pour qu’un système de location de DVD sur Internet possède de réelles chances de fonctionner, explique Olivier Neufkens, responsable du marketing et de la communication. Prudemment, nous avons lancé le service sur fond propre en travaillant depuis le domicile d’un fondateur. Il y a un mois, lorsque notre base de données a atteint les 6 000 clients, nous avons investi nos nouveaux bureaux de Braine-l’Alleud.  »

Il est vrai que le concept est porteur. Internet se prête bien à la location de films. Inaugurée dans notre pays par DvdPost (2), l’idée repose sur des principes d’une grande simplicité. Une fois membre d’un service, l’utilisateur cherche dans la collection du vidéoclub en ligne le titre qu’il souhaite louer. Le DVD sélectionné lui est alors livré par la poste accompagné d’une enveloppe déjà affranchie. Lorsqu’il a terminé de visionner le DVD, il le place dans l’enveloppe, le renvoie à MovieClub et attend le film suivant. Simple, efficace et rapide. Lors de nos tests, les films sont arrivés le lendemain de la commande. Non seulement la recherche d’un film s’effectue plus facilement que dans un vidéoclub classique grâce au moteur de recherche, mais Internet permet aussi de visionner la bande-annonce, la critique et le synopsis d’un titre avant de passer commande.

Dans un premier temps, MovieClub a adopté la même approche que ses concurrents. A savoir : le forfait donnant droit à un certain nombre de locations. Ainsi, pour 17 euros mensuels, un abonné loue autant de DVD qu’il le souhaite. Seul contrainte : il ne peut posséder qu’un DVD à son domicile. Il doit donc renvoyer le DVD avant de recevoir le suivant. Pour 25 euros, il peut louer 2 DVD en même temps. Et la formule peut se voir ainsi déclinée à l’infini… Le paiement mensuel s’effectue par domiciliation bancaire ou par carte de crédit. Même si de nombreux utilisateurs envisagent de plus en plus de lâcher leur numéro de carte sur le Net, une grande majorité (principalement les nouveaux arrivés) sont encore relativement méfiantes. Pour contourner cette réticence, MovieClub est le premier service à adopter le système de la carte prépayée. Prochainement disponible dans de nombreux commerces au prix de 16,95 euros û  » Nous finalisons les accords avec une grande chaîne de supermarchés, des enseignes informatiques et des librairies « , précise Olivier Neufkens û, ces cartes possèdent une bande à gratter qui révèle une combinaison chiffrée. Encodé sur le site de MovieClub, le sésame donne accès à la location de 10 DVD sur une période de 40 jours ouvrables. Si l’on arrive à louer ses 10 DVD dans les 40 jours, cela fait la location du DVD à 1,7 euro. Soit un peu moins cher qu’au vidéoclub du coin. Mais ce dernier garde un avantage imbattable pour satisfaire l’envie de dernière minute.

Comme DvdPost déjà présent en France et aux Pays-Bas, MovieClub envisage-t-il d’étendre ses activités à l’étranger ?  » Cette opération demanderait un gros investissement financier, explique Olivier Neufkens. Dans un premier temps, l’extension pourrait plutôt passer par une diversification des services : la location de jeux vidéo, par exemple, ou la sortie de cartes prépayées illimitées dans le temps, mais limitées à un certain nombre de DVD. La formule pourrait intéresser les utilisateurs occasionnels. Bref, avant d’envisager l’étranger, assurons d’abord un excellent service en Belgique.  » Pas de doute, le syndrome dotcom, est bien passé par là ! l Vincent Genot

Vincent Genot

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