Stéphane Malandrin. © BELGAIMAGE

Une haine sourde

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Avec Je suis le fils de Beethoven, Stéphane Malandrin nous interprète une symphonie du destin en  » si « … mineure.

Il était une fois Italo Zadouroff, fils caché de Ludwig van Beethoven, qu’il eut avec la bonne d’un châtelain hongrois dont il était l’ami. L’enfant grandit et, avec lui, la haine du paternel qui l’a délaissé, auprès d’une mère qui a perdu la tête suite à un AVC. Mais voilà que le jeune garçon, pourtant rétif à toute sorte de musique, revient à la vie après une mort brève mais constatée, en étant capable de reproduire au piano, de mémoire, toutes les oeuvres de son père. Cela lui vaudra le surnom de  » petit Mozart hongrois « .

Finaliste du Goncourt du premier roman en 2019, Stéphane Malandrin, par ailleurs réalisateur et scénariste, est un joli conteur à l’écriture imagée, orale… voire bavarde. Ce conte, cette fable littéraire, est truffée de références à Shakespeare, Cervantès, Dostoïevski, Pic de la Mirandole et, surtout, Michel de Montaigne.

Situé dans la Mittel Europa, le roman évoque par ailleurs le Vladimir Roubaïev ou Les provinces de l’irréel de Serge Lentz, prix Interallié en 1985, ou Le Parfum de Patrick Süskind.

Mais si le prélude de son Beethoven séduit par son attaque, la mélodie s’étiole peu à peu : comme souvent chez Ludwig, le thème matraqué (la haine du père absent) lasse, tandis que le réalisme magique, proche d’un Borges, paraît postiche, au point que le lecteur reste sourd au dénouement.

Je suis le fils de Beethoven, par Stéphane Malandrin, Seuil, 297 p.

Je suis le fils de Beethoven, par Stéphane Malandrin, Seuil, 297 p.
Je suis le fils de Beethoven, par Stéphane Malandrin, Seuil, 297 p.

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