Le siège de DéFI a reçu quelques sacs de bonne terre flamande de la part de la N-VA à la suite de la proposition d'élargir Bruxelles à quelques communes flamandes. © belga image

Touche pas à notre périphérie

Elargir la Région bruxelloise aux communes de la ceinture flamande, si tel est le vœu des populations: quand la Flandre retrouve le bon vieux FDF qui sommeille en DéFI.

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Le siège de DéFI a reçu quelques sacs de bonne terre flamande de la part de la N-VA à la suite de la proposition d'élargir Bruxelles à quelques communes flamandes.
Le siège de DéFI a reçu quelques sacs de bonne terre flamande de la part de la N-VA à la suite de la proposition d’élargir Bruxelles à quelques communes flamandes. © belga image

Le FDF n’est donc pas tout à fait mort, bien qu’enfoui depuis six ans et demi sous un revêtement communautairement moins rugueux sous le nom de DéFI. L’ ancien Front démocratique des francophones pointe à nouveau le bout du nez à la faveur d’une réactualisation du corpus institutionnel du parti. Son président, François De Smet, y est allé d’une suggestion qui vaut toujours son pesant de crispation communautaire: pourquoi ne pas élargir la Région bruxelloise aux communes flamandes qui gravitent autour d’elle si tel devait être le vœu de leurs populations à consulter par voie de référendum? Bruxelles ou la Flandre, il faut pouvoir choisir.

Cette incursion dans le jardin flamand ne pouvait rester sans réaction. La N-VA a pris la mouche et joint le geste à la parole en envoyant au QG de DéFI une délégation de bourgmestres chargée de quelques sacs de bonne terre flamande et de bouquets de fleurs jaunes avec pour mode d’emploi: «Ceci est de la terre flamande. Enrichie par de l’impôt flamand. Après plantation, arrosez régulièrement de néerlandais pour obtenir des fleurs à profusion.»

Poutine en invité

Sous le coup de la nouvelle, le parlement flamand a retrouvé de vieux accents communautaires. Atteinte directe à l’intégrité territoriale de la Flandre, déclaration de guerre: les réactions courroucées et offusquées ont fusé depuis les bancs N-VA et CD&V côté majorité, Vooruit, Groen et Vlaams Belang côté opposition où l’on a déploré ce retour de DéFI au «fonds de commerce» de feu le FDF. Le modus operandi de Vladimir Poutine s’est même invité lors de l’échange de vues à l’issue duquel le ministre en charge de la Périphérie, Ben Weyts (N-VA), a salué la volonté unanime de ne pas céder un pouce de sol flamand. «La franchise m’oblige à dire que les recettes plaidées par monsieur De Smet, notamment celle d’un référendum est… (il s’interrompt)… un peu comme le référendum organisé par les Russes en Crimée, en présence d’une délégation du Vlaams Belang.» Sur les bancs de la majorité et sur ceux de Groen et de Vooruit, on a bien ri.

Atteinte à l’intégrité territoriale de la Flandre, déclaration de guerre: les réactions courroucées et offusquées ont fusé.

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