Anthony Ngoya, Digital Lanscape, Exhibition Under a Flag, 2020. © Alex Christie

The Act of Breathing

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Adossée à un festival – Horst Arts & Music – ainsi qu’à une programmation initiée par Kanal – «Living Traces», qui entend créer des ponts entre Kinshasa et Bruxelles –, The Act of Breathing est l’exposition du moment à ne rater sous aucun prétexte, raison pour laquelle nous lui avons consacré deux entrées de cet agenda (lire ci-contre). Celle-ci se déroule en partie dans une ancienne base militaire désaffectée du côté de Vilvoorde, où l’on découvre le gros de l’affiche, mais également à la Cinematek, à Bruxelles, qui fait place aux travaux de Jean Kabuta, Mega Mingiedi et Agnès Lalau. On doit cette proposition inspirée à deux jeunes femmes, Sorana Munsya et Evelyn Simons, qui parviennent là à enregistrer les tensions de l’époque et en restituer les pulsations arythmiques par le biais des arts plastiques.

A l’origine, on trouve le percutant poème L’Art de respirer, de l’écrivain congolais Sony Labou Tansi. Le dramaturge, né à Kimwenza, y explore la respiration comme «un acte militant, une force répétitive, une nécessité entêtée», commente le duo curatorial. A l’heure où une chape de plomb pèse sur le monde, on ne saurait trop louer cette initiative consistant à aller chercher l’inspiration – et l’expiration – du côté d’un pays africain. En s’appuyant sur ce socle résilient, le tandem lève le voile sur une dizaine d’artistes dont les œuvres sont déclinées in situ. Les temps forts? Du duo Mountaincutters à Kris Lemsalu, en passant par Anthony Ngoya, il faudrait citer tout le monde. Il reste qu’en convoquant l’infidèle mémoire, c’est le photographe Léonard Pongo et son roadtrip expressionniste au Congo qui se rappelle au bon souvenir du visiteur. On pense également à Michèle Magema dont la mise en scène du poème de Labou Tansi en exacerbe la puissance. Sans oublier Benjamin Orlow et sa mise en perspective de la sculpture monumentale.

A la base Asiat, à Vilvoorde, et à la Cinematek, à Bruxelles, jusqu’au 31 juillet.

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