Realpolitik

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Le plan gouvernemental flamand de mettre des logements sociaux temporairement à la disposition de réfugiés ukrainiens se heurte à la realpolitik locale même si ce plan, comme l’a souligné le ministre Matthias Diependaele (N-VA) en le rendant public, doit se limiter aux logements vides en attente de rénovation et ne devrait donc en aucune manière influer sur la liste d’attente. Mais les bourgmestres savent ce que les gens en pensent et la manière dont ils voteront: en tout cas, pas pour ceux qui leur coûteront ne serait-ce qu’une demi-place sur une liste d’attente. A Bourg-Léopold, Marleen Kauffmann, qui porte l’écharpe maïorale tant que Wouter Beke est ministre, n’a que faire de vagues points de vue. A la société de logements sociaux qui proposait de réserver un certain nombre de logements en état aux réfugiés, elle a répondu: non, pas possible. Il est vrai que les plans de la Kantonnale Bouwmaatschappij (NDLR: société limbourgeoise) étaient plus généreux que la proposition du gouvernement flamand. Même si ce n’était que pour six mois, c’était plus que ce que la Flandre demande. Généreux mais malheureusement parfait pour torpiller la solidarité, a fortiori dans une région où plus de quatre mille personnes attendent un logement social en moyenne cinq ans et dix mois. Ce beau geste ne ferait que susciter la frustration.

La bourgmestre de Bourg-Léopold n’est pas seule. Ses collègues des communes avoisinantes, peu importe leur couleur politique, le ressentent de la même façon.[…]

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