Monsieur le ministre, au rapport

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Une crèche en région anversoise est exploitée par une personne condamnée pour maltraitance d’enfants. Insensé mais vrai. Plainte avait été déposée à la police, une enquête ouverte et la femme en question définitivement condamnée en janvier 2021. Mais en mars 2022, cette dame gagne toujours sa vie en gardant des enfants. Elle reçoit même des subsides pour cela. On a beau réfléchir, on ne peut pas vous l’expliquer.

Sur le site Internet de la crèche, l’exploitante exhibe fièrement le fait qu’elle possède un permis de Kind en Gezin (NDLR: l’équivalent flamand de l’ONE). Elle l’utilise comme argument à l’intention des parents en quête d’un accueil sûr pour leur bébé à naître. Une vingtaine l’ont cru. L’an dernier, ils ont confié ce qu’ils ont de plus cher à une crèche exploitée par une personne condamnée pour maltraitance. Ils n’en savaient rien, nonobstant le fait que Kind en Gezin avait reçu l’arrêt de janvier 2021 et était donc au courant de la condamnation. On a beau réfléchir, on ne peut pas vous l’expliquer.

Une plainte a été redéposée à l’encontre de cette crèche la semaine dernière. Selon un témoin, des enfants en pleurs auraient été isolés dans une chambre, ils pouvaient y brailler autant qu’ils voulaient sans recevoir le moindre réconfort. Huit jours après la plainte, la crèche est tout à coup fermée pour deux mois. Sans qu’une inspection ne s’y soit déroulée. Pourquoi pas avant? On a beau réfléchir, on ne peut pas vous l’expliquer. Wouter Beke (CD&V), ministre flamand du Bien-être, pourra tout vous expliquer au parlement. Non?

Le titre est de la rédaction.

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