Quand Jacques-Louis David rencontre Andrea Ravo Mattoni et Jean-Luc Moerman sur le Mont des Arts... © Jean-Luc Moerman

Marat assassiné

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Le passé révolutionnaire du peintre Jacques-Louis David (1748 – 1825), celui-là même qui lui a fait quitter sa patrie, fut une formidable opportunité pour la Belgique. En 1816, l’homme à la joue gauche déformée par une tumeur arrive à Bruxelles après que Rome a refusé de l’accueillir. Il l’ignore – et sans doute ne le souhaite pas – mais cet exil sera sa dernière demeure. Ce séjour permettra indirectement aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique de posséder des toiles emblématiques du maître néoclassique, ainsi de Mars désarmé par Vénus (1824) et du célébrissime Marat assassiné (1793) que l’institution possède depuis 1893.

Près de 130 ans plus tard, le musée dirigé par Michel Draguet a décidé de «témoigner de la position centrale qu’occupe ce tableau dans l’avènement de l’art moderne». Pour cela, les petits plats ont été mis dans les grands à la faveur d’une exposition en trois volets et un bonus de taille. La première partie du projet consiste en la présentation des résultats d’une étude matérielle permettant d’appréhender le dessin sous-jacent de ce chef-d’œuvre habité par la thématique du martyr révolutionnaire. Le second volet repose sur la confrontation des visiteurs avec les répliques d’atelier conservées à Reims, Dijon et Versailles, ainsi qu’une œuvre issue d’une collection privée (Paris). Enfin, une place sera faite pour découvrir les ramifications modernes et contemporaines de cette toile marquante à travers les interprétations d’artistes tels que Picasso, Ai Weiwei, Gavin Turk, Jean-Luc Moerman, Jan Van Imschoot ou encore Rachel Labastie. Sans oublier, fin mai début juin, un épatant addenda qui permettra à cette composition de partir à la rencontre d’un public élargi à la faveur d’une immense fresque réalisée sur le Mont des Arts. Celle-ci articulera le talent d’Andrea Ravo Mattoni et de son crew – déjà repéré à Bruxelles pour un portrait de L’Homme au turban rouge lors de Strokar Inside – avec les envoûtants tourbillons cinétiques de Jean-Luc Moerman.

Aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique, à Bruxelles, jusqu’au 7 août.

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