Dessiné à la main, Gorogoa témoigne d'une création alternative du jeu vidéo. © dr

Les éditeurs indés explosent

L’expansion du jeu vidéo d’auteur inspire une vague de labels indés sans précédent en 2018.

Les créateurs de jeux vidéo ont, historiquement, toujours courbé l’échine face à leurs éditeurs. La démocratisation des outils de création et la dématérialisation des canaux de vente changent ce rapport de force. Issue du gaming mais aussi du cinéma et de la télévision, une nouvelle race d’éditeurs indés enrichit le paysage du jeu vidéo. A la manière d’United Artists au cinéma ou d’Image Comics en BD, ces derniers laissent la propriété intellectuelle des oeuvres qu’ils hébergent aux mains de leurs créateurs.

Cette année, deux structures sont sorties du bois. Skybound, la société de Robert Kirkman (le créateur de Walking Dead) a créé son label gaming indé. Plus près de chez nous, les Français de The Arcade Crew aident des nouveaux projets à la patine rétro comme Blazing Chrome. Aide à la localisation, marketing, relations presse, visibilité sur les plateformes de vente, petits financements, logistique sur des salons… ces structures alternatives suivent une vague de labels indépendants qui n’a cessé de grossir ces dernières années.

Après Devolver ( Hotline Miami, Broforce, Crossing Souls…) et Double Fine Presents ( Everything de David OReilly ou le 140 de Jeppe Carlsen), les films Annapurna ( Zero Dark Thirty, Her…) se sont à leur tour lancés dans le jeu vidéo d’auteur. La structure créée par Ken Wong ( Monument Valley) a entre autres publié les histoires hantées de What Remains of Edith Finch, la romance de Florence et plus récemment les cases BD de Gorogoa. Arte Creative tourne de son côté encore avec brio puisqu’après Type Rider, Homo Machina et Californium, le versant gaming de la chaîne franco-allemande lançait Vandals un jeu rendant hommage à l’art de rue au sens large.

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