L’épargne-pension en vedette

La fin de l’année approche et, avec elle, les traditionnels appels à la constitution d’une épargne-pension. Certaines institutions financières sont même très insistantes et n’hésitent pas à recourir à un ultimatum du type :  » Après le 31 décembre, il sera trop tard !  » Qu’en est-il réellement ? En fait, l’épargne-pension est intéressante non seulement parce qu’elle offre un complément à la (future) pension légale mais aussi parce qu’elle permet de bénéficier (sans attendre) d’une réduction d’impôt. Cette réduction est octroyée chaque année en fonction de la prime que l’on a versée à sa compagnie d’assurances ou à son institution financière dans le cadre de l’épargne-pension. Pour l’exercice d’imposition 2006, qui se rapporte aux revenus de l’année 2005, il est temps d’y penser : la prime d’épargne-pension entrera en ligne de compte pour cette année fiscale si elle est versée avant le 31 décembre.

L’épargne-pension peut s’avérer plus  » nécessaire  » pour les indépendants, dont le pilier légal de la pension est très réduit. Mais les salariés peuvent trouver intéressant l’avantage fiscal annuel. A cet égard, il faut noter que la loi plafonne le montant pris en considération pour déterminer la réduction d’impôt. Le montant déductible fiscalement cette année a été récemment augmenté à 780 euros. Ce qui explique aussi l’empressement des banquiers et autres assureurs à battre le rappel. Pensez donc : en quelques semaines, leur chiffre d’affaires annuel pourrait croître sensiblement car ceux qui ont déjà souscrit un tel contrat peuvent l’adapter et verser 780 euros au lieu de 620 euros ! En pratique, beaucoup d’institutions financières ont d’ailleurs inséré, dans les contrats d’épargne-pension, une clause d’adaptation de la prime. Cette dernière permet d’augmenter unilatéralement le prélèvement annuel en fonction du plafond légal (pour autant qu’une domiciliation soit prévue). Ces institutions financières enverront à leurs clients dans les jours qui viennent (si ce n’est déjà fait) un courrier précisant qu’en l’absence d’opposition de leur part le montant prélevé dans le cadre de leur épargne-pension sera porté à 780 euros. D’autres banquiers ou assureurs se contentent d’inviter gentiment leurs clients à augmenter leur versement s’ils veulent optimiser leur réduction fiscale. Mais rien n’oblige le contibuable à verser le maximum de 780 euros : il ne s’agit que d’un plafond. Et, bien entendu, rien ne l’oblige à souscrire une épargne-pension : il ne s’agit que d’une faculté laissée à son appréciation.

Philippe Galloy

Le montant déductible fiscalement a été augmenté à 780 euros

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