Girl de Lukas Dhont, avec Victor Polster, gros " coup " du cinéma belge. © dr

L’envol du ciné flamand

Impossible de passer à côté : avec sa Caméra d’or à Cannes, sa pluie de récompenses dans les festivals à travers le monde et de nominations à venir, ses plus de 200 000 spectateurs belges en quelques semaines d’exploitation à peine, ses polémiques aussi, et l’insolent brio de ses jeunes acteur et réalisateur, Girl du Gantois Lukas Dhont est le tout gros  » coup  » réalisé par le cinéma belge en 2018. Et c’est loin d’être fini, puisque le film déboulera officiellement aux Etats-Unis en janvier via le géant du streaming Netflix. Si les réalisateurs du Nord du pays brillent par leur audace -voir encore la splendeur animée Ce Magnifique Gâteau ! d’Emma De Swaef et Marc James Roels -, ils s’exportent également outre- Atlantique, après Michaël Roskam et Rundskop ( Tête de boeuf), en ce moment avec Felix Van Groeningen et son Beautiful Boy, et bientôt avec le duo Adil El Arbi et Bilall Fallah, par ailleurs auteur d’un réjouissant Patser du côté d’Anvers en début d’année. Moralité : le cinéma d’auteur flamand rayonne comme jamais à l’international. Soit le résultat, entre autres, d’une stratégie mise en place dès le début des années 2000 par le Vlaams Audio- visueel Fonds afin de soutenir, former et suivre ses talents en devenir, mais aussi pour promouvoir leurs films à l’étranger. Pari gagné !

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