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La Super Nintendo

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En 1992, les Belges découvraient la Belgique fédérale et le style peu orthodoxe de Jean-Luc Dehaene, les répliques de Ben dans C’est arrivé près de chez vous, le parc d’attractions Euro Disney Resort, devenu Disneyland Paris et… la Super Nintendo. Sortie en novembre 1990 au Japon, la console 16 bits n’est arrivée qu’en juin 1992 en Belgique, et ailleurs en Europe. Le succès est immédiat et phénoménal. Surtout, la console défie Sega. Naît alors un clivage qui polarisera le marché durant trente ans: la rivalité entre les possesseurs de la Super Nintendo (la console la plus vendue de sa génération) et ceux de la Mega Drive de Sega (deuxième, donc). Entre eux, et entre les deux constructeurs, s’installe une des luttes les plus acharnées dans l’histoire du jeu vidéo. La force de frappe de Nintendo repose sur son avance technologique, des capacités de zoom ou de rotation, mais aussi sur sa bibliothèque. Son catalogue contient des pépites: Street Fighter, Donkey Kong Country, The Legend of Zelda et… Super Mario World, le visage moustachu de Nintendo. Mario, cette icône mondiale de la pop culture, l’une des plus vieilles et les plus reconnaissables du jeu vidéo. Il est l’objet de débats improbables, notamment sur une question importante: a-t-il un pénis? On ne voit rien, à vrai dire. Ou, plutôt, parce que l’univers de Mario exploite les fantasmes masculins, l’accent est davantage mis sur le corps féminin, en l’occurrence princesse Peach. Mario est surtout l’une des dix franchises les plus rentables au monde, pas très loin de Star Wars ou le Mickey de Disney, et, en 2022, toujours l’un des héros les profitables de cette industrie – un jeu vendu toutes les trois secondes, selon Nintendo. Autant de jeux encore disponibles aujourd’hui et dont les bases des scénarios ne changent pas. Le petit moustachu, par exemple, doit sauter à travers une course d’obstacles, pour délivrer une princesse enlevée par le diabolique Bowser. Des jeux qui, évidemment, intéressent les collectionneurs qu’on croise désormais du côté des ventes aux enchères. La marque japonaise fédère en effet des amateurs qui se spécialisent souvent dans une des consoles (Gameboy, NES, Super Nintendo) ou dans une licence particulière (Zelda, Mario…). Le moteur de choix de départ est la nostalgie: les collectionneurs cherchent en priorité les jeux auxquels ils ont joué étant enfant ou adolescent. De nos jours, beaucoup de jeux étant dématérialisés, il y a fort à parier qu’à l’avenir, l’engouement pour ce genre de collection se tarira.

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