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James Baldwin, romancier

Redevenu d’actualité grâce à I Am Not Your Negro, l’excellent documentaire de Raoul Peck (2016), l’écrivain activiste James Baldwin (1924-1987) n’en finit pas d’éclairer les Etats-Unis d’aujourd’hui. Trois de ses meilleurs romans reparaissent. L’occasion de relire l’oeuvre puissante de cette figure incontournable du mouvement des droits civiques. La Conversion (1953) met en scène son adolescence dans la communauté noire et pieuse du Harlem des années 1930. Mêlant les enjeux de race, de sexe et de religion, il pose les jalons de sa réflexion, qui se poursuit dans Si Beale Street pouvait parler, l’histoire saisissante d’un couple noir qui bascule quand le jeune amoureux est accusé, à tort, d’un viol. Harlem Quartet, sa fiction la plus importante, est une somme sur l’amour, la violence et l’espérance. Noir, homosexuel et d’origine modeste, Baldwin puise sa force dans l’attention aux faibles. Viscéral et sensuel, il montre que si  » les gens s’accrochent à leurs haines avec tellement d’obstination, c’est qu’ils sentent qu’une fois la haine partie, ils devront affronter leurs souffrances « .

Harlem Quartet, Stock, 576 p. Si Beale Street pouvait parler, Stock, 256 p. La Conversion, Rivages, 300 p.

Retrouvez l’actualité littéraire aussi dans Focus Vif : cette semaine, Miss Wyoming, le nouveau fait d’armes de l’écrivain canadien Douglas Coupland, page 38, et Eléphant, conte de Martin Suter autour d’un minuscule pachyderme rose et luminescent, page 39.

E. Le.

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