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Julien Broquet
Julien Broquet Journaliste musique et télé

Pépé Brian et ses Beach Boys, bientôt quinqua, font des petits. Good Vibrations.

Si The Tragic Tale of a Genius, le dernier album de notre personnalité culturelle belge de l’année, My Little Cheap Dictaphone, a été inspiré par la vie de Brian, et si le projet Broken Glass Heroes du Millionaire Tim Vanhamel sent bon les sixties, la plage et les vagues, le chanteur des Beach Boys n’inspire pas que les musiciens belges.

Depuis quelques années, toute une bande de folkeux à moitié hippie, des Fleet Foxes aux Français de Revolver, se réclamait déjà de l’influence wilsonienne en matière de ch£urs célestes et stellaires tandis que des Animal Collective et des Grizzly Bear se disaient influencés par l’expérimentation sonore des Boys en fin de carrière.

En 2010, qu’ils le revendiquent ou non, c’est une fameuse flopée de kids qui surfent sur la bonne vieille vague californienne. Let’s Go Surfing des Drums, ça vous rappelle pas l’obsession de quelqu’un ? Bon d’accord, avant qu’il ait peur de l’eau. Mais quand même. Plus sérieusement, cette année, entre le Voodoo des Ganglians et le Hey Boy des Magic Kids, on peut facilement se faire une compilation de chansons des Beach Boys qui ne sont pas des Beach Boys.

 » Si je rêve de bosser avec quelqu’un, c’est avec Kevin Shields (My Bloody Valentine, ndlr) et Brian Wilson « , déclarait même il y a quelques mois Chris Chu, le leader des Morning Benders. Pendant ce temps-là, Brian réimagine Gershwin pour Walt Disney avec qui il a signé un contrat de 2 disques. Le second, à paraître, reposera sur la relecture de chansons popularisées par les films du père de Mickey.

En attendant, les Beach Boys ne mettent pas leur grain de sable que dans la pop indé. Leur représentant légal chez Rondor Music et celui de Mike Love, coauteur de California Girls (1965), ont récemment attaqué Capitol, la maison de disques de Katy Perry, en réclamant des droits d’auteur sur son single California Gurls. A cause des similarités flagrantes qui apparaissent entre les 2 titres mais aussi des paroles chantées par Snoop Dogg à la fin du morceau qui sont directement tirées de la chanson des Beach Boys.

Notre petit doigt nous dit qu’on va encore beaucoup parler des garçons de plage dans les mois à venir. En 2011, les Beach Boys célébreront le cinquantième anniversaire de Surfin, leur premier single. Un événement qui pourrait/devrait (biffez la mention inutile) se solder par un retour sur scène. Wouldn’t it be nice ?

JULIEN BROQUET

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