En route pour le prix Filigranes

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Depuis le 26 août et jusqu’au 16 septembre, Le Vif se penche sur les romans candidats au prix Filigranes 2021 qui récompense, pour la 6e année, « un livre de qualité accessible à tous ». Huit ouvrages francophones, dont cinq sortiront à la rentrée littéraire, sont en lice. Le lauréat sera dévoilé le 20 septembre.

La Riposte 7/8 Par Jean-François Hardy

Ces dernières années, l’édition française offre un accueil enthousiaste au premier roman de jeunes « plumes » de personnalités politiques, souvent teinté d’anticipation. Maël Renouard, Quentin Lafay, Jérémy Sebbane… et, désormais, Jean-François Hardy, passé par les cabinets ministériels, auteur de cette Riposte. Le pari est malin, cet exercice du pouvoir ayant pu les rendre conscients des urgences, capables de dépeindre de sombres avenirs. Soit, ici, une Ile-de-France de 2030 terrassée par la crise écologique, où violences, contaminations et inégalités règnent, où la révolution point depuis les quartiers de relégation, où les plus chanceux envisagent un passage au nord du pays où l’herbe sera (enfin) verte plutôt que jaunie et alourdie de particules fines. On suit alors le parcours d’un infirmier à domicile, Jonas, partagé entre patients en bout de course, camarades de galère et, bien sûr, belles Maghrébines aux charmes tarifés, comme dans le cauchemar apoplectique d’un monde où plus rien ne tient vraiment. Dans ces pages, on déniche de belles idées et formules efficaces qui, à l’occasion, font oublier une narration plutôt scolaire, quelques lourdeurs stylistiques relevant tantôt du poncif, tantôt de la grandiloquence (la vérité « explose comme une grenade », les semaines sont parfois « viciées du goût des dernières fois »). Au final, voici un roman de bon élève appliqué, dont les projections parfois lucides masquent mal le fait que la littérature mérite, toujours, mieux qu’un bon discours.

La note du Vif: 5/10

Plon, 208 p. Paru le 26 août.

La Riposte 7/8 Par Jean-François Hardy

Ces dernières années, l’édition française offre un accueil enthousiaste au premier roman de jeunes « plumes » de personnalités politiques, souvent teinté d’anticipation. Maël Renouard, Quentin Lafay, Jérémy Sebbane… et, désormais, Jean-François Hardy, passé par les cabinets ministériels, auteur de cette Riposte. Le pari est malin, cet exercice du pouvoir ayant pu les rendre conscients des urgences, capables de dépeindre de sombres avenirs. Soit, ici, une Ile-de-France de 2030 terrassée par la crise écologique, où violences, contaminations et inégalités règnent, où la révolution point depuis les quartiers de relégation, où les plus chanceux envisagent un passage au nord du pays où l’herbe sera (enfin) verte plutôt que jaunie et alourdie de particules fines. On suit alors le parcours d’un infirmier à domicile, Jonas, partagé entre patients en bout de course, camarades de galère et, bien sûr, belles Maghrébines aux charmes tarifés, comme dans le cauchemar apoplectique d’un monde où plus rien ne tient vraiment. Dans ces pages, on déniche de belles idées et formules efficaces qui, à l’occasion, font oublier une narration plutôt scolaire, quelques lourdeurs stylistiques relevant tantôt du poncif, tantôt de la grandiloquence (la vérité « explose comme une grenade », les semaines sont parfois « viciées du goût des dernières fois »). Au final, voici un roman de bon élève appliqué, dont les projections parfois lucides masquent mal le fait que la littérature mérite, toujours, mieux qu’un bon discours.

La note du Vif: 5/10

Plon, 208 p. Paru le 26 août.

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