A placer sous le sapin

Que ce soit sur console ou sur ordinateur, les éditeurs profitent des fêtes de fin d’année pour sortir quelques nouveautés. Coup d’oil sur les produits destinés aux plus jeunes

Ecran et CD-ROM pour PC. Développé par Génération 5. Dist. : ABC Soft.

Prix conseillé : 60 euros.

Coffret de 3 CD-ROM pour PC/MAC. Développé par Nelvana. Dist. : ABC Soft. Prix conseillé : 30 euros.

Coffret de 2 CD-ROM pour PC/MAC. Développé par Gallimard Jeunesse. Dist. : ABC Soft.

Prix conseillé : 45 euros.

CD-ROM pour PC. Développé par Legacy Interactive. Dist. : ABC Soft.

Prix conseillé : 29 euros.

CD-ROM pour PC/MAC. Développé par Montparnasse Multimédia. Dist. : ABC Soft. Prix conseillé : 30 euros.

CD-ROM pour PC. Développé par Treyarch. Dist. : Activision. Prix conseillé : 49 euros.

CD-ROM pour PSP2. Développé et distribué par Ubisoft. Prix conseillé : 45 euros.

Mon écran tactile (de 1 à 4 ans).

Un écran tactile, c’est-à-dire un écran qui permet de piloter un ordinateur avec le doigt, ça coûte un pont. Du coup, on réserve généralement ce genre d’outil aux tâches professionnelles. Et pas question pour les moutards de venir y fourrer leurs mains (toujours) dégoûtantes ! Pourtant, ils aiment ça, toucher les écrans, les marmots. C’est même le moyen qu’ils utilisent instinctivement pour essayer d’interagir avec l’ordinateur. Spécialiste du jouet, la société Berchet a développé une sorte de cache à placer devant l’écran (peu importe la taille) à l’aide de fixations Velcro. Une fois en place et connecté à l’ordinateur par une prise USB, ce  » sur-écran  » doit être calibré. Ensuite, il se comporte comme un véritable écran tactile. Du moins, avec la dizaine de petits jeux spécialement développés pour lui. Il n’est, en effet, pas question d’utiliser l’écran avec d’autres jeux ou programmes Windows. Bref, même s’il est vraiment apprécié par les jeunes enfants, on craint pour la longévité d’un tel produit.

Franklin la Tortue (4 à 6 ans)

La tortue la plus gentille de la télévision tente une incursion dans l’univers du jeu vidéo. Dans Franklin après l’école, le jeune chélonien accompagne les plus petits dans la découverte de cinq activités supposées développer la mémoire visuelle et auditive, ainsi que l’autonomie. Accessibles selon 3 niveaux de difficulté, les exercices facilitent surtout la découverte des lettres, des objets, des formes et des couleurs. Ainsi, par exemple, dans la chambre de Franklin, l’enfant devra remettre les cubes de l’alphabet dans le bon ordre. Dans le jardin, il s’agira de retrouver la première lettre de chaque objet… Comme on peut le constater, l’apprentissage est très (trop) scolaire et, somme toute, fort peu ludique. Dommage, car le suivi parental et les livrets d’activités à imprimer étaient une bonne idée. Pour les fêtes, l’éditeur sort un coffret de 3 aventures : Franklin va à l’école, Franklin après l’école et Franklin la tortue et le club secret. Assez simples dans leur conception, ces CD-ROM ont l’avantage de fonctionner sur les machines peu puissantes (Pentium 166 MHz). Pour certains, c’est un avantage.

J’ai trouvé ! (5 à 10 ans)

Certains jeux deviennent des classiques. Dans le monde du ludoéducatif à destination des plus jeunes, la collection J’ai trouvé (4 titres) fait assurément partie des achats malins. En matière de principe de jeu, on ne peut pas faire plus simple. Dans des écrans, des objets sont cachés. Pour gagner et pouvoir avancer à l’écran suivant, il faut tous les retrouver. Outre la simplicité de l’interface et une prise en main rapide, cette collection de programmes séduit par l’élégance de ses graphiques. Chaque tableau est une petite merveille pour les yeux des petits et des grands.

Mission vétérinaire

(à partir de 8 ans)

Entre le rhino déprimé et le flamant rose à l’£il irrité, les jeunes apprentis vétérinaires auront fort à faire dans le nouveau zoo qui vient de les embaucher. Après avoir choisi l’un des 25 pensionnaires, il faudra poser un diagnostic (à l’aide d’un questionnaire et de quelques outils) et choisir les soins appropriés. Si le concept est bon, si la réalisation ne manque pas de charme, on regrette le manque d’aventure ou plutôt le manque d’objectifs à atteindre. Soigner les animaux, c’est bien mais, à la longue, cela manque un peu de piment. Même si les animaux changent, le jeu devient trop rapidement répétitif. A réserver aux amoureux des bestioles à la recherche d’un moyen ludique pour approfondir leur connaissance dans le domaine de la faune exotique.

Yi et la malédiction

de l’Empereur Céleste

(à partir de 7 ans)

L’empire est plongé dans le sommeil. En compagnie de sa grenouille, le jeune Yi, fils de la lune et du vent, va parcourir la terre pour soigner les maux qui frappent l’ensemble du monde. Un grand voyage semé d’embûches et d’énigmes l’attend, et c’est dans les écritures chinoises qu’il trouvera la solution du mystère. Au-delà du jeu d’aventure classique, ce CD-ROM emmène les enfants à la découverte de l’écriture et de la culture chinoises ; il leur fait découvrir une autre façon de penser. Yi et la malédiction de l’Empereur Céleste est livré avec un carnet accordéon traditionnel en papier dans lequel l’enfant accède à une méthode pour tracer les sinogrammes qu’il a rencontrés dans le CD-ROM ainsi qu’une méthode pour dessiner des animaux à la façon chinoise. Une bonne idée qui vient compléter un jeu vraiment attachant et poétique.

Spider-Man (à partir de 12 ans)

D’immeuble en immeuble, tel un Tarzan moderne, l’homme-araignée veille sur la tranquillité des citadins. Point fort de ce jeu d’action à la facture classique : la liberté de mouvement. On peut se débarrasser facilement de l’attraction terrestre et évoluer dans toutes les dimensions. La liberté est telle qu’on attrape parfois le tournis devant l’écran. Cette grande mobilité est primordiale pour espérer échapper aux affreux qui ne jurent que par votre chute. Plaisant dans son traitement graphique qui oscille entre la BD et le film d’animation, Ultimate Spider-Man souffre d’une mauvaise gestion de caméra. Dans les combats avec les boss de fin de niveau, certains angles empêchent même de voir ses adversaires. C’est particulièrement pénible pour un jeu dans lequel on progresse, quand même, principalement à coups d’affrontement.

King Kong (à partir de 12 ans)

De retour dans les salles obscures, le grand singe fait également un passage remarqué sur les écrans des consoles ainsi que les moniteurs d’ordinateur. Directement inspiré du long-métrage ( The Official Game of the Movie, comme c’est marqué sur la boîte) le jeu King Kong mélange habilement action et aventure. On se retrouve dès lors dans un remake de la série des Medal of Honor. Pour le roi des singes, les décors sont toutefois plus luxuriants et l’intrigue est un peu moins… linéaire. Le reste est identique : on doit supprimer les obstacles pour avancer dans l’histoire. Même si le jeu n’est pas un incontournable, il est probablement la meilleure adaptation sur ordinateur d’un blockbuster de fin d’année. Les pros de la manette boucleront l’aventure en moins de dix heures. Vu le prix exorbitant des jeux, autant en profiter en prenant son temps.

Tony Hawk’s American

Wasteland (à partir de 14 ans)

Casque sur la tête, coudières bien serrées, Tony Hawk, le roi du skate, revient faire quelques tricks sur console et PC. En plus de la planche à roulettes, les amateurs d’équilibre pourront dorénavant faire quelques tours en vélo BMX. Plus les figures seront spectaculaires, plus le personnage incarné par le joueur prendra de l’importance au sein de la communauté underground de Los Angeles. Le but ultime étant, bien entendu, de devenir le meilleur skatteur de la ville. Comme ses prédécesseurs, Tony Hawk’s American Wasteland est un bon jeu de skate. Mais la série commence à tourner en rond. Il est peut-être temps pour ses concepteurs de penser à passer le relais. Avant de se lancer dans les acrobaties, les âmes sensibles noteront que chaque gamelle provoque l’apparition d’une flaque d’hémoglobine plus ou moins grande selon l’importance de la chute. Vincent Genot

DVD Xbox, PSP2 et PC. Développé par Neversoft. Dist. : Activision.

Prix conseillé : 55 euros.

Vincent Genot

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