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3M: plus de questions que de réponses

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Avec la promesse de l’entreprise chimique 3M (NDLR: firme américaine à l’origine d’une vaste pollution des sols en région anversoise) d’entamer cette année encore l’assainissement du sol pollué au PFOS – des substances chimiques fortement toxiques – dans les jardins des habitants de Zwijndrecht, un début de solution se profile. Mais trop d’interrogations subsistent pour déjà applaudir.

Bonne nouvelle, donc. Les habitants obtiennent certes la promesse que leurs arbres, arbustes et autres plantations seront remplacés après les travaux de déblaiement, aux frais de l’entreprise. Ce qui n’évitera pas à des centaines de personnes de se retrouver à leur corps défendant en plein chantier avec, pour seul espoir, que 3M tienne parole.

3M envisage aussi comme solution un stockage temporaire des terres dans le voisinage. Or, c’est précisément l’une des pierres d’achoppement à l’origine de l’arrêt de certains chantiers liés à la liaison Oosterweel (NDLR: travaux de bouclage du ring périphérique anversois). Les groupes d’action qui ont obtenu gain de cause auprès du Conseil d’Etat ne voient pas cela comme une solution.

Aucune issue ne semble en vue dans ce dossier, au grand mécontentement du directeur général d’Alfaport ( la plateforme patronale du port d’Anvers), qui qualifie l’Oosterweel de «fardeau» et prédit au port un Bokrijk (NDLR: grand musée en plein air sur la vie d’antan dans la campagne flamande, situé dans le Limbourg) économique, si on ne s’y attelle pas plus rapidement. Exagération? Peut-être. Mais il est clair que le ciel n’est pas encore dégagé autour du dossier PFOS.

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