Le 1er octobre, à Las Vegas, un sexagénaire ouvre le feu sur une foule de festivaliers, faisant une cinquantaine de morts. © David Becker/Getty images

Rétro 2017: les États-Unis, le pays développé le plus meurtrier

Laurence Van Ruymbeke
Laurence Van Ruymbeke Journaliste au Vif/L'Express

Dans une église, un festival, un aéroport ou sur un campus universitaire… Les Américains ont connu une nouvelle année de fusillades meurtrières. La pire se produit le 1er octobre, à Las Vegas : depuis le 32e étage d’un hôtel, un retraité ouvre le feu sur la foule qui assiste à un festival de musique country. Bilan : 58 morts et 515 blessés. C’est la fusillade la plus meurtrière de l’histoire américaine.

Fin novembre, on dénombrait 14 000 personnes tuées par armes à feu aux Etats-Unis, depuis le début de l’année, selon le site gunviolencearchive.com, en plus des 22 000 individus qui se sont suicidés de cette manière, et de 323 incidents recensés comme mass shootings.

Depuis 1968, les fusillades ont causé plus de morts (1,51 million) que la guerre de Sécession, faisant du pays le plus meurtrier parmi les Etats dits développés. Le deuxième amendement de la Constitution, qui bétonne le droit au port d’armes, n’en tremble pas pour autant : la majorité du camp républicain et une partie des démocrates, proches du puissant lobby des armes, la NRA, y restent favorables. Chaque fusillade donne d’ailleurs lieu à une ruée d’Américains vers les boutiques d’armes. Le 28 février, le président Donald Trump a signé un décret qui supprime la vérification d’identité pour les acheteurs d’armes atteints de maladie mentale.

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