En Italie (ici, en Sicile), villas, anciennes propriétés agricoles et maisons de village sont particulièrement prisées.

Seconde résidence : où acheter ? En Italie, la campagne a la cote

Pas question, dans la Botte, de jouer la carte du tourisme de masse et de laisser les promoteurs peupler les côtes de complexes à appartements comme en Espagne. En Italie, les maisons composent le gros de l’offre. Et la mer n’a pas le monopole des faveurs des seconds résidents.

 » Bien sûr, la mer reste un pôle d’attraction important « , convient Alessandro Melan, de l’agence Dolce Vita (La Hulpe), active dans la location d’hébergements touristiques en Italie. Mais, souligne-t-il, la campagne a tout autant la cote, surtout en matière de logements alternatifs de type agritourisme, ou aux abords de grandes villes au riche héritage patrimonial et culturel.

Des précurseurs

En vingt ans de métier, Alessandro Melan, spécialiste de la Toscane, des Marches et des Pouilles, a vu évoluer l’attractivité du marché italien.  » Beaucoup de Belges ont investi dans les années 1970-1980 « , évoque-t-il.  » C’était un peu des précurseurs.  » Puis cette déferlante s’est tarie jusqu’au début des années 2000, où elle est repartie de plus belle avant d’être à nouveau stoppée par la crise. A présent, les investissements reprennent.  » Les Belges ciblent les biens de charme dans des endroits authentiques et faciles d’accès « , décrit-il.

Et ce, qu’ils soient seconds résidents ou simples vacanciers. Car les intérêts des uns et des autres se croisent.  » C’est un sentiment personnel, mais je dirais qu’à l’inverse de l’Espagne, où les seconds résidents s’installent plusieurs mois d’affilée, en Italie, nombreux sont ceux qui privilégient les séjours courts. Et qui louent leur bien le reste de l’année pour rentabiliser leur investissement .  »

Le patron de l’agence Dolce Vita identifie trois types de biens prisés : les villas, les anciennes propriétés agricoles et les maisons de village. Leur prix, lui, varie selon la région qui les accueillent.  » En Toscane, on ne trouve rien en dessous de 250 000-300 000 euros. Et à ce prix-là, on a une petite maison isolée et en ruines. Les Marches sont moins chères et attirent de nombreux Belges et Néerlandais.  »

Reste, pour ceux qui achètent malin, à viser les anciens villages médiévaux qui se vident de leurs habitants.  » Le prix d’une maisonnette y tombe à 25 000 ou 50 000 euros « , estime Alessandro Melan.  » En Sicile, elles sont quasiment données.  »

L’ABC de l’achat

Comme en Espagne, mieux vaut s’adjoindre les services d’un avocat pour sécuriser une acquisition en Italie. De même, l’obtention préalable d’un numéro d’identification (Codice Fiscale) est indispensable à toute démarche administrative sur le sol italien. Outre l’intermédiaire d’un agent immobilier ou d’un avocat, le plus simple est de s’adresser à l’un des trois consulats d’Italie en Belgique, à Bruxelles, Charleroi ou Liège. Pour le reste, le processus d’achat en Italie réserve peu de surprises : une offre dont l’acceptation scelle la vente, un compromis de vente et un acte authentique passé devant notaire.

Il est intéressant de souligner qu’en matière de fiscalité, c’est sur la valeur cadastrale du bien qu’est calculé l’impôt (un droit de timbre de 9 %) et non sur la valeur vénale. L’achat d’un bien neuf est également moins taxé qu’en Belgique puisque le taux de TVA prélevé est généralement de 10 %. Il peut toutefois grimper à 22 % pour les biens de prestige. A noter que, comme en France, est considéré neuf tout bien dont la construction remonte à moins de cinq ans. En sus, l’achat d’un bien existant comme celui d’un bien ancien est grevé d’autres petites taxes et frais mineurs.

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