Jan Jambon et Viktor Orban à Budapest, le 12 février 2020

Jan Jambon chez Viktor Orban pour s’entretenir des relations commerciales en Flandre et Hongrie

« Lors de mon entretien avec Viktor Orban, j’ai mis sur la table l’idée d’un examen « peer-to-peer » (par les pairs) de la politique d’un Etat membre (de l’Union européenne) afin de vérifier si sa politique est dans la ligne des valeurs de l’Europe. Il s’est montré ouvert, à condition que ce soit pour tous les Etats membres », a affirmé mercredi le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) à l’issue de son entretien avec le Premier ministre hongrois.

L’entretien avec M. Orban a porté sur les relations commerciales entre la Flandre et la Hongrie, et sur la manière de les approfondir. « Nous avons aussi parlé du Brexit. La Hongrie est à peu près autant touchée que la Flandre en terme d’emplois concernés. Nous adoptons la même position au Conseil européen, nous souhaitons un traité commercial le plus large possible », a ajouté le ministre-président.

Jan Jambon a ensuite lui-même évoqué la procédure ouverte à l’encontre de la Hongrie en vertu de l’article 7, « pas pour rassurer l’opposition, mais parce que le gouvernement avait la volonté de le faire. » Viktor Orban a répondu qu’il souhaitait que la procédure soit conclue le plus rapidement possible, a affirmé M. Jambon. « J’ai alors suggéré l’idée de voir de manière objective et réglementée si un Etat était bien dans la ligne des valeurs européennes. Nous sommes ouverts à cela, mais cela doit aussi s’appliquer à l’Espagne par exemple », a déclaré l’élu N-VA, dont le parti soutient les indépendantistes catalans.

La manière dont la Hongrie traite les réfugiés n’a pas été abordée. « Nous avions beaucoup de sujets, y compris des difficiles, mais celui-là n’a pas spécifiquement été abordé. »

Viktor Orban n’a pas répondu aux questions de la presse et s’est tenu à bonne distance des médias.

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