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Angela Merkel attendra-t-elle 2021 pour se retirer de la vie politique ?

Olivier Rogeau
Olivier Rogeau Journaliste au Vif/L'Express

Affaiblie, la chancelière allemande n’est plus en mesure de faire avancer la construction européenne.

Faut-il y voir un signe ? Le 29 novembre, l’Airbus d’Angela Merkel qui devait la conduire au sommet du G20 à Buenos Aires a dû atterrir d’urgence à Cologne : une heure après le décollage, l’ensemble du système de communications avec le sol s’est arrêté de fonctionner. Ce sérieux incident technique est à l’image de la fin de règne de la chancelière, usée par le pouvoir moins de quinze mois après sa victoire en demi-teinte aux législatives.

Longtemps décrite comme la championne du compromis et la femme la plus puissante du monde, celle qui dirige l’Allemagne depuis treize ans est de plus en plus contestée dans l’opinion publique et dans sa propre formation, la CDU. Merkel s’épuise à maintenir en place sa  » grande coalition  » (conservateurs et sociaux-démocrates), au bord de l’implosion après de cinglants revers électoraux régionaux pour les deux partis, et alors que l’extrême droite et les verts progressent.

Des cadres du parti conservateur réclament un coup de barre à droite et ont fait comprendre à leur patronne qu’il était temps pour elle de préparer sa succession. Message reçu fin octobre, quand  » Mutti  » a posé les jalons de la fin de sa carrière politique : elle renonce à la présidence de son parti et annonce que son quatrième mandat de chancelière sera le dernier. Reste à voir si elle attendra 2021, terme de ce mandat qui ressemble déjà à un long calvaire, pour se retirer de la vie politique. Et si une chancelière affaiblie est encore en mesure de faire avancer la construction européenne. Ses timides réponses aux propositions d’Emmanuel Macron donnent à penser que ce n’est plus vraiment le cas.

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