© REUTERS/Richard Drew/Pool

DSK a invoqué l’immunité diplomatique au moment de son arrestation

Dominique Strauss-Kahn, accusé de crimes sexuels par une femme de chambre d’un hôtel de New York, a invoqué l’immunité diplomatique au moment de son arrestation à l’aéroport JFK, selon un compte-rendu détaillé publié jeudi par le procureur de Manhattan.

Ce compte-rendu de sept pages révèle certaines conversations que Dominique Strauss-Kahn a eues -avec la police, surtout- entre le moment où il a appelé l’hôtel Sofitel depuis un avion en partance pour Paris pour réclamer un téléphone portable qu’il aurait oublié, jusqu’au soir du 15 mai, au moment où il a demandé un sandwich dans le commissariat où il est entendu.

Selon la retranscription de ces dialogues, le 14 mai à environ 17h00 locales (21h00 GMT), au poste de police de l’aéroport John F. Kennedy de New York, M. Strauss-Kahn, débarqué d’un vol pour Paris, a eu un dialogue avec deux agents.

DSK leur demande si les menottes qu’on lui a passées « sont nécessaires ». « Oui, elles le sont », lui répond un agent, nommé Maharaj.

Ce à quoi M. Strauss-Kahn rétorque: « J’ai l’immunité diplomatique » et précise que les documents le prouvant se trouvent « dans un second passeport ».

Un peu plus tard, au commissariat, un agent dit à DSK: « Dans ce pays, vous avez le droit (à un avocat, ndlr) si vous le voulez, j’ignore si vous avez un quelconque statut diplomatique ». M. Strauss-Kahn lui répond: « non, non, non, je n’essaye pas d’utiliser cela, je veux juste savoir si j’ai besoin d’un avocat ». Réponse du policier: « à vous de décider ».

avec Belga

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