Donald Trump risque une condamnation et, en théorie, jusqu'à une peine de prison dans cette affaire, l'une des quatre procédures pénales dans lesquelles il est inculpé. © AFP

Donald Trump menacé de prison: la tension monte au procès pénal de l’ex-président américain

Le juge Juan Merchan, qui préside les débats au procès pénal de Trump, a à nouveau menacé de prison l’ancien locataire de la Maison Blanche pour outrage au tribunal.


Le juge qui préside les débats au procès pénal de Donald Trump à New York a de nouveau menacé lundi l’ex-président américain d' »incarcération » pour avoir violé son interdiction d’attaquer verbalement les témoins et les jurés.

Le juge Juan Merchan lui a infligé une nouvelle amende de 1.000 dollars « pour avoir violé son ordre en faisant des commentaires publics sur le jury et la façon dont il a été sélectionné », selon sa décision écrite, et l’a averti que de futures infractions seraient « passibles d’incarcération« .

La semaine dernière, la juge l’avait condamné à 9.000 dollars d’amende, soit 1.000 dollars par infraction, pour s’en être pris publiquement aux témoins et jurés en marge de son procès et menacé de l’envoyer en prison en cas de récidive.

Depuis le début, le 15 avril, de ce procès inédit pour un ex-président américain les procureurs avaient demandé que Donald Trump soit sanctionné pour ses violations répétées de l’interdiction de s’en prendre aux témoins clés du dossier.

Il s’agit notamment de son ancien avocat Michael Cohen ou des jurés, dont il sous-entend qu’ils ne sont pas impartiaux.

Le candidat républicain à l’élection de novembre face au président démocrate sortant risque une condamnation et, en théorie, jusqu’à une peine de prison dans cette affaire, l’une des quatre procédures pénales dans lesquelles il est inculpé.

Il est poursuivi pour 34 falsifications de documents comptables qui auraient servi à dissimuler le paiement de 130.000 dollars à l’ancienne star de films X Stormy Daniels dans la dernière ligne droite du scrutin présidentiel de 2016, qu’il a remporté sur le fil face à Hillary Clinton.

Cette somme avait servi à acheter son silence sur une fugace relation sexuelle qu’elle affirmait avoir eue avec la magnat de l’immobilier en 2006, alors qu’il était déjà marié avec son actuelle épouse, Melania. Une relation que Donald Trump dément.

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