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Avant/après: bâtiments bombardés, routes détruites… Les terribles images de la guerre en Ukraine

Mailys Chavagne
Mailys Chavagne Journaliste Web

Si la résistance continue de s’organiser à Kiev, l’armée russe poursuit son offensive en Ukraine. Ces derniers jours, plusieurs villes ont été le théâtre de violents combats. Un hôpital pour enfants, situé dans la ville de Marioupol, a même été bombardé, provoquant un vent de consternation et d’indignation dans la communauté internationale. Des images saisissantes démontrent toute l’horreur de la situation…

Usage « barbare » de la force contre des civils, attaque « immorale », la communauté internationale dénonçe l’attaque ce mercredi d’un hôpital pédiatrique à Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine. Un cessez-le-feu avait pourtant été annoncé par Moscou afin de permettre l’évacuation de civils en provenance de Soumy, ainsi que des villes de Kiev, Kharkiv, Tcherniguiv et Marioupol, menacées par l’avancée des troupes russes.

Aucune installation de santé en Ukraine « ne doit jamais être une cible », a condamné le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric. Outre les dégats matériel importants – sur les images diffusées de l’attaque, on aperçoit les couloirs de l’hôpital complètement soufflés par l’explosion -, les victimes sont nombreuses: au moins 17 blessés parmi le personnel, mais surtout trois morts, dont une petite fille. Un « crime de guerre », selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui ne fait qu’accentuer l’intensité des combats qui font rage un peu partout en Ukraine.

Avant/après: les images terribles de la guerre

Mais pour comprendre, il faut le voir: les images parlent parfois plus que les mots. Les photos avant/après des villes aujourd’hui détruites témoignent de la violence de cette guerre.

Pour découvrir les photos avant/après, faites glisser le curseur à gauche et à droite.

L’hôpital pédiatrique et la maternité de Marioupol

Le bombardement s’est produit alors que des femmes étaient en train d’accoucher dans l’hôpital, qui venait d’être ré-équipé, a indiqué un membre de l’administration militaire de la région de Donetsk. Le gouvernement russe n’a pas nié l’attaque, mais a affirmé que des « bataillons nationalistes » ukrainiens utilisaient l’hôpital comme base de tirs.

Le siège de l’administration de la région de Kharkiv

Le bâtiment historique a été lourdement endommagé par un missile aérien. L’attaque aurait tué au moins 10 personnes.

Le centre-ville de Kharkiv

Il s’agit de la deuxième ville d’Ukraine située à 50 km de la frontière russe. Elle est la cible d’intenses bombardements depuis plusieurs jours.

Un pont dans la ville d’Irpin, à côté de Kiev

Irpin est considérée comme la dernière ville-verrou avant Kiev en arrivant de l’ouest. Malgré un cessez-le-feu devant permettre l’évacuation de ses habitants, l’armée russe a poursuivi ses attaques sur la ville, forçant de nombreux habitants à prendre la fuite. Sur l’image, ils tentent de rejoindre Kiev en empruntant un pont aujourd’hui complètement détruit en prévention par l’armée ukrainienne afin de ralentir l’armée russe.

Les quartiers résidentiels de la ville de Soumy

Soumy, proche de la frontière russe, est également le théâtre de violents combats. Des quartiers résidentiels ont été visé par des tirs lundi soir, faisant de nombreuses victimes. Depuis mardi, un cessez-le-feu a été annoncé pour permettre l’évacuation des civils. L’Ukraine a accepté la « création » d’un couloir humanitaire depuis Soumy vers Belgorod, en Russie, ou Poltava, en Ukraine.

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