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Attentats de Boston: un oncle du suspect en fuite l’appelle à se rendre

Un oncle des deux frères soupçonnés d’avoir commis l’attentat de Boston, dont l’un a été tué par les forces de l’ordre, a appelé vendredi le survivant, traqué par des milliers de policiers, à « se rendre et demander pardon » aux victimes.

Dans un entretien de dix minutes retransmis sur les télévisions américaines devant sa maison du Maryland, près de Washington, Ruslan Tsarni a estimé que ses neveux « portaient le discrédit sur tous les Tchétchènes », exprimant son désir de présenter lui-même ses excuses en leur nom.

« Je suis prêt à m’agenouiller devant (les victimes) pour leur demander pardon », a déclaré M. Tsarni, visiblement ému, soulignant que sa propre famille n’avait « rien à voir » avec celle de son frère depuis plusieurs années.

Les suspects de l’attentat de Boston ont été identifiés comme étant deux frères, d’origine tchétchène et de confession musulmane: Tamerlan Tsarnaev, 26 ans, mort dans la nuit de jeudi à vendredi des suites de blessures reçues au cours d’un affrontement avec la police, et son cadet Djokhar, 19 ans, qui était toujours en cavale vendredi après-midi.

« Djokhar, si tu es en vie, rends-toi et demande pardon », a lancé son oncle, expliquant avoir été « choqué » en découvrant le visage de ses neveux à la télévision et sur internet vendredi matin.

John Kerry refuse de « spéculer » sur l’origine tchétchène des suspects

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a refusé, de son côté, vendredi de « spéculer » sur le lien que pourraient avoir les origines tchétchènes des deux frères Tsarnaev avec l’attentat qu’ils sont soupçonnés d’avoir commis lundi à Boston en marge du marathon de la ville. « Je ne vais pas me livrer à des spéculations, je ne vais pas lancer des hypothèses », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, interrogé sur les liens des deux frères suspectés d’avoir commis l’attentat de lundi -dont l’un a été tué par les forces de l’ordre-, qui sont originaires de Tchétchénie, une république russe majoritairement musulmane située dans le nord du Caucase.

« Je ne dirai qu’une chose: le terrorisme, c’est le terrorisme. Et cela souligne l’importance pour nous tous de rester vigilants et de coopérer au niveau international », a-t-il ajouté, après une rencontre avec son homologue mexicain Jose Antonio Meade.

Le secrétaire d’Etat a refusé de dire s’il avait déjà contacté Moscou pour évoquer l’origine tchétchène des deux frères: « A ce stade, les forces de l’ordre mènent leur enquête, et, très franchement, ils en sont à un point crucial ».

« Il serait totalement inapproprié de ma part de faire des commentaires sur des points de détail », a-t-il ajouté.

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