La Belgique dépendante de l’uranium russe

Le Vif

Si l’on a beaucoup parlé de la dépendance au gaz et au pétrole russe, la Belgique est également liée au pays de Vladimir Poutine via ses achats d’uranium. Cela concerne 40% de l’uranium utilisé dans les centrales belges, écrit Le Soir.

Selon la ministre de l’Energie Tinne Van der Straeten (Groen), qui officialise pour la première fois la donnée, 20% de l’uranium importé en Belgique pour nos centrales vient de Russie, et 19,7% du Kazakhstan.

Ce mois-ci, la société belge Synatom – chargée de l’approvisionnement en combustible des centrales nucléaires de Doel et Tihange – recevra un nouveau stock d’uranium. « Il s’agira de la dernière livraison. Synatom ne dispose plus d’aucun contrat qui la lie avec Rosatom (l’agence atomique russe, ndlr.) et ses filiales », ajoute la ministre. Mais c’est l’origine de ce combustible qui interpelle. Cet uranium vient du Kazakhstan et a donc été acheté à Uranium One, une filiale de l’agence atomique russe Rosatom, a confirmé Tinne Van der Straeten.

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Les deux centrales belges consomment environ 1.000 tonnes d’uranium annuellement, d’après Synatom. Et s’il n’y a plus besoin de nouvelle commande en cas de fermeture d’ici 2025, la question du fournisseur en uranium se reposera évidemment si l’Etat belge et Engie s’accordent pour prolonger la durée de vie de deux réacteurs.

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