Tinne Van der Straeten © Belga

Van der Straeten: « Aucune raison de s’inquiéter des livraisons de gaz britannique »

Le Vif

Il n’y a aucune raison de s’inquiéter au sujet de la livraison de gaz depuis le Royaume-Uni pendant la période hivernale. Vendredi, à l’occasion de la 16e conférence belgo-britannique à Bruxelles, la ministre de l’Énergie Tinne Van der Straeten (Groen) et son homologue britannique Kwasi Kwarteng ont indiqué que la Belgique et le Royaume-Uni continueraient à travailler en étroite collaboration.

Un article du Financial Times avait suscité l’émoi la semaine dernière. Il rapportait que le gouvernement britannique pourrait couper ses exportations de gaz naturel vers le continent européen si la crise de l’énergie s’accentuait et que le pays faisait face à des pénuries. Le Royaume-Uni transporte en effet du gaz vers le continent via des gazoducs arrivant aux Pays-Bas et en Belgique. Interrogé sur cette information, le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic avait indiqué que l’exécutif européen l’analyserait et en discuterait avec les autorités britanniques.

   Vendredi, les ministres belge et britannique de l’Énergie ont tenu un discours rassurant. « Notre pays et le Royaume-Uni veulent collaborer plus que jamais dans le domaine des énergies renouvelables, maintenant que l’Europe veut devenir indépendante du pétrole et du gaz russes », a déclaré Tinne Van der Straeten. « Il s’agit d’une mesure d’urgence, qui n’entre en jeu que lorsque toutes les autres possibilités ont été épuisées, et qui figure dans presque tous les plans d’urgence« , a de son côté précisé M; Kwarteng.

   « Je ne laisse rien au hasard », a néanmoins ajouté Mme Van der Straeten. « Nous nous préparons pour l’hiver à venir sur tous les fronts. Nous sommes en concertation permanente avec nos pays voisins comme le Royaume-Uni pour surveiller et évaluer la sécurité d’approvisionnement. »

   Les deux ministres de l’Énergie ont également évoqué la mise en place d’une deuxième connexion électrique entre la Belgique et le Royaume-Uni, sur laquelle un accord de principe a été signé en février. Baptisé Nautilus, le projet permettra à la Belgique d’accéder au vaste développement de l’éolien offshore au Royaume-Uni. La deuxième zone offshore belge, la zone Princesse Elisabeth, sera également connectée à Nautilus. La Belgique a l’ambition de quadrupler la capacité de l’éolien offshore à près de 6 GW d’ici 2030 et 8 GW d’ici 2040.

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