Valérie De Bue (MR) : « Nous voulons que les touristes en Wallonie optent pour des séjours plus longs »

Han Renard

La relance du tourisme local est un élément important du plan de relance économique de la Wallonie. Le secteur du tourisme en Wallonie représente 88 000 emplois – « autant que le secteur de la construction », selon la ministre du Tourisme wallonne, Valérie De Bue, soit 7,9 % de l’emploi total wallon.

L’avantage des emplois dans le secteur du tourisme est qu’ils sont ancrés localement et ne peuvent pas être déplacés à l’étranger. Il n’est donc pas étonnant que le plan de relance post-covid wallon, comporte un chapitre consacré au secteur du tourisme. « Le tourisme est un moteur économique important pour la Wallonie », explique De Bue. « L’objectif est de créer et de renforcer ce que nous appelons des écosystèmes : des itinéraires touristiques complets autour de certains thèmes, reliant les nuitées à des activités spécifiques, au commerce local, aux producteurs d’agriculture biologique, etc. – toute une chaîne économique. »

Le plan de relance du gouvernement wallon prévoit 84 millions d’euros pour renforcer l’offre touristique. « La Wallonie doit devenir une destination de vacances à part entière. Nous allons investir davantage dans les nouveaux pôles touristiques, ainsi que dans le tourisme culturel et d’affaires, afin que chacun y trouve son compte ».

Avant la crise du coronavirus, la Wallonie était surtout une destination populaire pour les séjours de courte durée. En raison de la pandémie, de plus en plus de Belges ont redécouvert le plaisir de passer des vacances dans leur propre pays, et pas seulement pour un long week-end.

« L’objectif est de faire en sorte que les touristes continuent à opter pour des séjours plus longs », affirme le ministre. À cette fin, nous devons élargir et mieux commercialiser l’offre, mais aussi améliorer l’accessibilité, la propreté et la sécurité de certains sites. Pensez à la création de pistes cyclables sûres. Nous voulons également développer davantage le tourisme fluvial en Wallonie ».

Le gouvernement wallon souhaite également faire de l’ensemble de la Wallonie un pôle d’attraction touristique, afin d’éviter que des lieux connus comme les Hautes Fagnes ne soient envahis par les touristes en période d’affluence, comme en décembre dernier. « Nous voulons nous concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité. »

L’année dernière, on a également assisté à une véritable ruée des Flamands sur les biens immobiliers dans les villages de vacances populaires des Ardennes. Les grandes et luxueuses résidences de vacances sont parties comme des petits pains. « Il est vrai que la Wallonie attire pas mal de Flamands, une tendance qui a été renforcée par la pandémie », conclut De Bue. « Il s’agit d’un public de touristes généralement aisés, fidèle à la Wallonie et disposant de capital pour investir. C’est donc une excellente chose. »

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