Le 29 mai, le djihadisme frappe la Cité ardente. © Reporters

Rétro 2018 : Attentat de Liège, l’impasse carcérale

Odieusement agressées par derrière, blessées au couteau, puis par balles, deux policières liégeoises ont été les premières victimes du djihadisme à Liège. Un jeune homme de 22 ans a ensuite été tiré à bout portant dans sa voiture. C’était le 29 mai.

L’auteur, Benjamin Herman, 31 ans, avait déjà tué, la veille, un ancien codétenu, en Wallonie profonde. Il a failli semer la désolation à l’athénée Léonie de Waha, mais a préféré « mourir en martyr » en affrontant les policiers liégeois, après son dialogue avec une femme d’ouvrage d’origine marocaine.

Deux jours plus tard, l’Etat islamique revendiquait l’attentat. L’homme s’était radicalisé en prison. Il avait été évoqué incidemment dans plusieurs rapports de la Sûreté de l’Etat et de la police fédérale. En dépit d’expériences négatives de sortie, il bénéficiait d’un congé pénitentiaire accordé par le SPF Justice, sur proposition de la prison de Marneffe. Une enquête conjointe des comités P et R a exonéré le renseignement et la police de toute responsabilité factuelle.

Le 20 novembre, un ancien braqueur et interné, Issam T., 34 ans, attaquait au couteau, sans gravité, deux policiers en faction devant un commissariat de Bruxelles, en criant « Allahu akbar ». La lutte contre le radicalisme en prison est devenue une cause majeure.

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