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Rénovation des bâtiments scolaires : la clé de répartition des fonds UE entre réseaux suspendue

Le Vif

La Cour constitutionnelle a suspendu jeudi la clé définie par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour répartir les fonds européens destinés à la rénovation des bâtiments scolaires en Wallonie et de Bruxelles.

Dans le cadre du plan de relance post-Covid de l’Union européenne adopté l’an dernier, la Fédération Wallonie-Bruxelles doit recevoir plusieurs centaines de millions d’euros, dont une bonne partie sera consacrée à la rénovation de ses écoles.

A l’automne dernier, la majorité PS-MR-Ecolo s’était accordée sur la clé de répartition de cette manne européenne entre les différents réseaux d’enseignement.

Il avait ainsi été décidé que le réseau WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement, ex-État) recevrait ainsi 41% de l’enveloppe, les écoles gérées par les communes et les provinces 34%, tandis que les écoles du réseau libre (catholique ou non confesionnel) 25%.

Un partage jugé totalement déséquilibré par l’enseignement catholique, lequel scolarise un enfant sur deux en FWB, alors que le réseau WBE n’en accueille que 15% à peine.

L’enseignement catholique n’avait d’ailleurs pas tardé à introduire un recours devant la Cour constitutionnelle.

Dans un arrêt rendu jeudi, la Haute juridiction a décidé de suspendre cette clé de répartition controversée, ce qui contraindra la majorité arc-en-ciel à réétudier celle-ci.

En raison d’un sous-investissement chronique ces quatre dernières décennies, les écoles de Wallonie et de Bruxelles sont pour beaucoup dans un état de vétusté généralisé.

Selon des estimations, il faudra au total quelque 2 milliards d’euros pour rénover et construire de nouvelles écoles en FWB. La manne européenne ne représente donc qu’une partie des moyens financiers nécessaires.

S’inscrivant dans un objectif de relance économique, ces fonds européens destinés à la rénovation des écoles doivent d’ailleurs impérativement être liquidés pour 2026 au plus tard.

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