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Taxe sur les caisses automatiques à Molenbeek: « Ca nous catapulte au siècle passé », réagit Comeos

Le Vif

Le conseil communal de Molenbeek Saint-Jean a approuvé la mise en place d’une taxe sur les caisses automatisées. « Une attaque contre le commerce local », selon la fédération Comeos.

Taxer les caisses automatiques des supermarchés, comme va le faire la commune de Molenbeek-Saint-Jean, est une « attaque contre le commerce local », clame ce jeudi la fédération Comeos, qui représente les supermarchés, dans un communiqué.

La commune de Molenbeek a annoncé ce mercredi avoir approuvé une taxe sur les selfscan qui s’élèvera à 5.600 euros par caisse automatique. Il s’agit d’une première en Belgique. Cette nouvelle taxe « nous catapulte directement au siècle passé« , commente jeudi le CEO de Comeos Dominique Michel. « Quel signal le gouvernement local de Molenbeek donne-t-il avec cela ? Arrêtez d’innover et commencez à travailler comme au siècle dernier. »

La taxe molenbeekoise s’inscrit dans les efforts de la commune de diversifier ses ressources financières. La bourgmestre Catherine Moureaux (PS) a justifié ce choix par la nécessité de faire contribuer l’ensemble des acteurs économiques de la commune et de favoriser la cohésion sociale. Ce prélèvement se justifie, car « le consommateur est invité à réaliser une partie des tâches auparavant effectuées par des salariés », a-t-elle avancé.

Postes vacants

« Au cours des cinq dernières années, le nombre d’employés dans les supermarchés a augmenté de 6,6% », rétorque Comeos. « Aujourd’hui encore, nous constatons qu’il y a plus de postes vacants que de candidats, il est donc faux de dire qu’il y a moins de personnel employé. » La fédération ne comprend pas non plus que la taxe, si elle doit combattre l’érosion de la cohésion sociale, s’attaque au commerce local physique et non à l’e-commerce.

Plus tôt jeudi, la fédération flamande Buurtsuper a estimé que la nouvelle taxe était « complètement hors de propos« . « Cette année, 60 à 70 % des supermarchés indépendants subiront des pertes dues à la hausse des coûts de l’énergie », indiquait son représentant Lux Ardies. « Une telle taxe pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, entraînant la fermeture de l’entreprise. »

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