Paul Magnette © BELGA

Paul Magnette: « L’accord de Paris, c’est l’anti-Ceta »

Le ministre-président wallon Paul Magnette a loué, vendredi à Marrakech, la transparence qui prévaut dans le cadre des négociations climatiques internationales et qui tranche, selon lui, avec le secret et « l’opacité » entourant la négociation d’accords commerciaux, comme le Ceta ou le TTIP.

« L’accord de Paris, c’est l’anti-Ceta au point de vue de la méthode », a-t-il déclaré à l’agence Belga, alors que se termine vendredi la 22e conférence des Nations unies sur le climat à Marrakech (COP22).

Selon le ministre-président wallon, la transparence a prouvé son efficacité avec l’adoption de l’accord de Paris, premier accord universel sur le climat entré en vigueur le 4 novembre en un temps record et désormais ratifié par 111 pays.

Paul Magnette souligne que dans le cadre des négociations climatiques, la Commission européenne organise régulièrement -quotidiennement lors d’une COP- des réunions de coordination intra-européenne avec les délégations des Etats-membres, alors que pendant les négociations sur des traités commerciaux, cette même Commission se contente d' »un simulacre » de consultation de la société civile. « La DG Commerce ferait bien de s’inspirer de la DG environnement », suggère le ministre-président wallon.

Quelques semaines après l’opposition wallonne -finalement levée après l’obtention de certains aménagements- à la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, M. Magnette a profité de la COP22 pour rencontrer le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard. « Il a remercié la Wallonie d’avoir permis d’améliorer le Ceta », poursuit le ministre-président wallon, ajoutant que les difficultés s’étaient manifestées au sein de l’UE mais n’avaient jamais existé avec le Canada.

L’attitude wallonne avant la signature du Ceta a semble-t-il été appréciée jusqu’en Amazonie puisque Paul Magnette s’est vu remettre vendredi à Marrakech une missive signée par le dirigeant du peuple Kichwa de Sarayaku. Il y exprime notamment son « admiration » pour la décision wallonne qualifiée de « rempart » et d' »exemple de dignité dans la défense des principes démocratiques et constitutionnels pour la sauvegarde d’un équilibre économique équitable. »

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