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Nouvelle procédure d’évaluation des profs: le gouvernement propose de la reporter d’un an

Le Vif

Face à la grogne du monde enseignant qui s’est à nouveau exprimée jeudi dans les rues de Liège, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de lâcher un peu de lest pour tenter de restaurer la paix sociale.

Lors d’une rencontre d’urgence organisée à Liège avec les syndicats, l’exécutif de la FWB a notamment proposé de reporter d’un an l’entrée en vigueur de la nouvelle procédure d’évaluation des enseignants, au centre de bien des critiques depuis des mois. Cette réforme, qui n’en est encore qu’à un stade préliminaire, devait normalement entrer en vigueur en janvier 2023. Elle serait donc reportée à 2024 au mieux « afin de permettre de poursuivre les échanges entamés sur le contenu du texte et de le faire maturer sur différents aspects », selon les mots du gouvernement.

« Il s’agira de renforcer les aspects positifs du principal volet du dispositif qui doit permettre de mieux accompagner et soutenir les enseignants, singulièrement en début de carrière, de tenir compte des spécificités pédagogiques de leur métier et de garantir les droits des membres des personnels dans le cas où une procédure d’évaluation est entamée », insiste celui-ci. Autre point de focalisation du courroux des enseignants : la taille effective des classes et les nombreuses dérogations qui permettent aujourd’hui de dépasser le plafond légal du nombre d’élèves par classe.

À ce sujet, le gouvernement propose d’ouvrir rapidement des discussions afin de « mieux réguler le mécanisme d’octroi des dérogations dans le but d’assurer le respect du cadre légal ». Des mesures concrètes devraient être trouvées pour juin 2023 au plus tard. Enfin, l’exécutif formule aussi une série de propositions pour alléger la surcharge de travail générée par l’élaboration des plans de pilotage, un des nouveaux outils de gouvernance des écoles prévus par le Pacte d’excellence. Il est ici question d’entamer « dès les prochaines semaines » un travail entre l’administration de l’enseignement et les acteurs de l’école afin de réduire la pression sur les directions et les équipes éducatives et de limiter la charge de travail autour de ces plans de pilotage. Cette concertation aurait enfin pour but de s’assurer que les heures de travail collaboratif prévues pour les profs ne soient pas toutes accaparées par des réunions autour des plans de pilotage

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