Le F-35 de Lockheed Martin © Belga

Les premiers F-35 attendus en Belgique en 2025 seulement

Les premiers chasseurs-bombardiers F-35 dont le gouvernement a décidé d’acheter 34 exemplaires n’arriveront en Belgique qu’en 2025 car les huit premiers exemplaires livrés seront stationnés aux Etats-Unis pour la formation initiale du personnel, a indiqué mercredi le ministre de la Défense, Steven Vandeput.

Ils seront basés jusqu’en 2028 aux Etats-Unis, sur la base aérienne Luke (Arizona), qui abrite le 56th Fighter Wing de l’US Air Force, une unité dédiée à la conversion et à l’entraînement des pilotes et du personnel au sol des forces aériennes clientes du F-35 Lightning II, le chasseur du groupe américain Lockheed Martin.

Les premiers avions livrés en Belgique seront ceux produits en 2025, a précisé M. Vandeput (N-VA), deux semaines après la décision gouvernementale d’opter pour cet appareil comme successeur des F-16 vieillissants pour un prix d’achat de 3,8 milliards d’euros, mais assortis de « retours sociétaux » (économiques) à hauteur de 3,69 milliards, selon le gouvernement.

Le coût estimé du programme sur la durée de vie de l’appareil – une quarantaine d’années – de 12,4 milliards d’euros.

Selon les plans de l’état-major de la Défense, quatre avions doivent être encore livrés annuellement de 2025 à 2027, cinq en 2028 et 2029 et les quatre derniers en 2030.

M. Vandeput a implicitement défendu le choix d’un avion présenté par son constructeur comme étant « furtif » (indétectable par les radars) – une caractéristique qui ne figurait toutefois pas noir sur blanc dans l’appel d’offres lancé en mars 2017 par son ministère – par un consensus existant au sein de l’Otan face aux menaces « plus élevées que par le passé ».

« Les 21 pays alliés qui disposent de chasseurs-bombardiers « ont tous confirmé que c’est une chose qu’il faut développer », a-t-il répondu au député Benoît Hellings (Ecolo) qui l’interrogeait sur la furtivité du nouvel avion de combat qui apparaît, selon lui, comme une « clause cachée » du marché.

La Russie a développé un concept de « bulles » autour de certains sites, qu’elle protège avec un ensemble de radars, de missiles performants S-300 et S-400, de chasseurs comme des Sukhoi Su-35 et de brouilleurs. Un concept que l’Otan a baptisé A2AD (pour « Anti-Access Area Denial », en français « zone d’interdiction et de déni d’accès »).

M. Vandeput intervenait pour une dernière série de questions posées en commission de la Défense de la Chambre par les députés Heellings, Julie Fernandez-Fernandez (PS), Alain Top (sp.a) et Veli Yüksel (CD&V) avant son départ du gouvernement fédéral pour devenir bourgmestre de Hasselt, le chef-lieu de la province du Limbourg.

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