Une première manifestation à Bruxelles le mois dernier.

Les enseignants se mobilisent à nouveau pour se faire entendre

Le Vif

Après une première manifestation à Bruxelles le mois dernier, les enseignants se réuniront à nouveau mardi à Mons pour rappeler leur mobilisation et leurs revendications au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’action de ce mardi représente une piqûre de rappel à destination des autorités et s’accompagnera du lancement de la campagne « Cartes postales » afin d’appuyer les demandes du secteur. « Nous voulons montrer que le mouvement existe toujours, que les enseignants restent mobilisés », explique Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC Enseignement.

Le front commun syndical réclame le gel du dispositif d’évaluation des personnels et une nouvelle réflexion sur le calendrier des réformes. Le moment est jugé inopportun alors que l’école sort de la crise sanitaire qui a affecté son fonctionnement. Les syndicats dénoncent des mesures qui occasionnent des pertes d’emplois et suppriment des moyens d’accompagnement.

Le personnel de l’enseignement plaide également pour une réflexion urgente sur la taille des classes et des efforts concernant l’accord sectoriel. Mi-mars, les syndicats ont rejeté les propositions du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec un budget de 32 millions d’euros supplémentaires d’ici 2024. Cet effort est considéré largement insuffisant par le secteur.

Le mouvement devrait logiquement avoir un impact sur le fonctionnement des écoles ce mardi, avec la possibilité d’arrêts de travail ou d’actions d’initiative locale.

Plusieurs milliers de personnes sont attendues dans la cité du Doudou et se rassembleront à 10h30 devant la collégiale Sainte-Waudru, avant de parcourir les rues de la ville.

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