Vidéo surveillance © getty

Les communes rechignent à révéler leurs dispositifs de vidéo-surveillance publique

Moins d’un tiers de l’ensemble des communes et zones de police que compte la Fédération Wallonie-Bruxelles a répondu dans les délais légaux à la demande d’informations, envoyée en mars par la Ligue des droits humains (LDH), sur les dispositifs de surveillance qui équipent leur territoire, relève l’association jeudi dans un communiqué. La Ligue plaide pour plus de transparence afin de permettre le débat démocratique.

Seules 103 des 369 communes et zones de police ont répondu dans un délai de 30 jours à la sollicitation de la LDH. Empruntant le chemin légal accessible à tout citoyen, le Ligue a adressé un courriel aux 287 communes et 82 zones de police de la FWB, formulant trois requêtes: obtenir la liste des caméras fixes placées dans les lieux ouverts accessibles au public, examiner les autorisations et les analyses d’impacts relatifs à l’installation de ces caméras et, enfin, prendre connaissance des documents relatifs aux marchés publics. En mai, seulement 80 communes (wallonnes, bruxelloises et communes à facilités) et 23 zones de police avaient répondu à la demande de la LDH, souligne cette dernière. Plus particulièrement, l’association belge de défense des droits fondamentaux s’inquiète de la multiplication des caméras de surveillance dans l’espace public. En 2015, pas moins de 796 (contre 192 en 2006) émaillaient les différentes zones de police bruxelloises, selon la plateforme de revues en sciences humaines et sociales OpenEdition Journals. « La vidéosurveillance menace, de façon toujours plus importante, certains de nos droits fondamentaux, comme le respect de la vie privée, de la liberté de circulation, la limitation du pouvoir étatique, etc. », souligne la LDH, qui dénonce par ailleurs les coûts importants qui y sont associés et « leur relative inefficacité, attestée, sur la réduction de la criminalité ». 

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