Le Roi qualifie les valeurs de la Grèce antique d’essentielles pour le monde d’aujourd’hui

Le Vif

Le roi Philippe a qualifié, lundi soir lors d’un dîner d’État à Athènes, les valeurs de la Grèce antique d’essentielles pour le monde d’aujourd’hui. Passionné par l’antiquité et les philosophes grecs, le Souverain a dénoncé le fait que les valeurs démocratiques sont de plus en plus bafouées et perdent du terrain aujourd’hui.

« Nous sommes ici non loin de l’Acropole. C’est à cet endroit, qu’il y a 2.500 ans, nos idées démocratiques ont vu le jour. C’est à cet endroit que des hommes comme Périclès ont enseigné aux Athéniens la force et l’espoir qu’ils pouvaient tirer de leur démocratie et d’une vie guidée par ces principes », a-t-il déclaré. « Les Grecs anciens, vos ancêtres, nous ont enseigné tant de choses qui, une fois encore, restent essentielles dans le monde d’aujourd’hui. Que la justice reste la valeur personnelle et politique la plus importante. Que le monde que nous construisons reste à taille humaine. Que ‘l’homme soit la mesure de toute chose’, comme l’a dit Protagoras. Dans un monde où les émotions sont toutes-puissantes et parfois à l’origine de la violence, nous devons garder une foi inébranlable dans la raison, comme l’ont fait les fondateurs de la philosophie européenne – Platon et Aristote – en période de crise politique », a conclu le roi Philippe.

Le Roi et la Reine ont reçu la décoration honorifique de l’Ordre du Rédempteur des mains de la présidente. Les médailles de cet ordre sont décernées à des citoyens grecs ayant défendu les intérêts de la Grèce en temps de guerre ou qui se sont distingués par les services sociaux exceptionnels qu’ils ont rendus en Grèce ou à l’étranger. Cet ordre est également décerné à des personnalités éminentes qui ne sont pas des citoyens grecs.

   La présidente grecque a quant à elle été décorée du grand cordon de l’ordre de Léopold, plus haute distinction belge, décernée à des chefs d’États ou d’éminentes personnalités. Son compagnon, Pavlos Kotsonis, a reçu la grand-croix de l’ordre de la Couronne, deuxième plus haute décoration belge. Après la cérémonie, les deux couples ont participé à une réunion privée.

   Les souverains ont ensuite été reçus par le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et son épouse. Un tête-à-tête a été suivi d’une réunion plus approfondie, sans la présence de la Reine et de l’épouse du Premier ministre grec, mais avec toute la délégation ministérielle belge.

   La reine Mathilde a alors rendu visite à l’association « The Smile of the Child », l’une des plus grandes ONG grecques actives en matière de protection des enfants. L’organisation collabore étroitement avec Child Focus en Belgique et participe à la protection des enfants de réfugiés en Grèce. La Reine a rencontré certains de ces enfants et a reçu un dessin de leur part.

   Le Roi a été reçu lundi après-midi par le maire d’Athènes, Kostas Bakoyannis, qui a réalisé un bref exposé sur les défis auxquels la capitale grecque est confrontée. Une cérémonie de décoration a également eu lieu à l’hôtel de ville, lors de laquelle le roi Philippe a reçu une médaille d’or de la ville.

   La première journée de la visite d’État s’achèvera lundi soir par un dîner d’État, offert par la présidente grecque. Au cours du dîner, les chefs d’État échangeront les traditionnels discours et toasts.

   Cette visite d’État en Grèce est la première visite d’État officielle du couple royal depuis le début de la pandémie. Le Roi et la Reine sont accompagnés par la Vice-Première ministre et ministre de la Fonction publique, Petra De Sutter, du ministre-président flamand Jan Jambon, du ministre-président wallon Elio Di Rupo, du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet et du ministre-président de la Communauté germanophone Oliver Paasch. Une délégation d’universitaires et de chefs d’entreprises est également du voyage.

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