Le centre fermé pour migrantes seules à Holsbeek © belgaimage

Le Comité P enquête après l’interpellation de mineurs renvoyés vers un centre fermé

Le Comité P indique vendredi avoir ouvert une enquête sur un récent cas de mineurs d’âge envoyés en centre fermé. Ce cas problématique remonte à quelques jours et a été relayé par le journal flamand De Morgen. La « police des polices » (Comité permanent de contrôle des services de police) entend déterminer comment il est possible que l’Office des étrangers ait « cru qu’il s’agissait de personnes majeures ».

De Morgen en a fait sa Une vendredi: deux filles serbes âgées de 12 ans, ainsi qu’un petit garçon de 10 ans, se sont retrouvés lundi en centre fermé pour personnes en séjour illégal, les deux filles au centre fermé de Holsbeek (Brabant flamand) et le garçon à celui de Merksplas (Anvers). Les trois enfants avaient été interpellés par la police dimanche soir lors d’une tentative d’effraction à Flémalle (province de Liège).

Le quotidien écrit qu’il y a autour de cette affaire des soupçons de criminalité forcée et de trafic d’êtres humains, et que les trois enfants, sans papiers d’identité, ont passé une nuit en cellule de police après leur interpellation. Le lendemain, lundi, ils ont été renvoyés vers les centres fermés.

Normalement, la police devrait, face à des mineurs étrangers non-accompagnés, contacter sans attendre le Service des tutelles, écrit De Morgen. Toujours selon le quotidien, l’Office des étrangers indique avoir reçu dans ce cas-ci des dates de naissance erronées de la part de la police, ce qui aurait mené à ce renvoi en centre pour « illégaux », où des enfants n’ont pas leur place. Quand les centres fermés ont remarqué le jeune âge des nouveaux arrivés, ces derniers ont été finalement confiés au Service des tutelles.

Le Comité P indique vendredi vouloir faire la lumière sur cette affaire. Sur base de premiers contacts, il apparait bien que la police était convaincue dès le départ qu’il s’agissait de trois mineurs, communique-t-il. Le trio a d’ailleurs été placé dans une cellule de police adaptée aux mineurs, ajoute le comité de contrôle. Le renvoi vers les centres fermés, dans un second temps, est quant à lui plus mystérieux. « Une enquête plus approfondie devra révéler pourquoi l’Office des Étrangers a cru qu’il s’agissait de personnes majeures », communique le Comité P, qui ajoute avoir démarré une enquête « sur la base de l’article » paru vendredi.

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