Le chef de l'ONU sous-entend que la Russie "n'est pas un État fort" © belga

Le chef de l’ONU sous-entend que la Russie « n’est pas un État fort »

(Belga) Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres estime que la Russie « n’est pas un État fort » parce qu’elle a peur des droits humains. Par vidéo lundi au début de Conseil des droits de l’homme à Genève, il s’en est pris aussi aux autocrates.

« Les droits humains sont incontournables » et ne peuvent être « confisqués par la dictature », a affirmé Antonio Guterres, qui a renoncé à se rendre à Genève pour gérer la crise ukrainienne depuis New York. Et les autocrates savent que ces droits « constituent la plus grande menace pour leur pouvoir ». Ils ne reculent devant rien pour rejeter, écarter et détourner l’attention les populations, alors qu’ils bafouent les droits humains et les libertés, a également insisté M. Guterres, sans nommer le président russe Vladimir Poutine. Dans une allusion en revanche claire à l’interdiction de l’ONG russe Memorial, il a affirmé que la fermeture d’une organisation « reconnue, pour son histoire et ses liens internationaux, n’est pas le signe d’un État fort ». Mais celui « d’un État qui craint la puissance des droits humains ». L’Ukraine sera au centre des cinq prochaines semaines dans les travaux du Conseil des droits de l’homme. Mardi, le ministre russe Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État américain Antony Blinken doivent s’exprimer devant l’instance onusienne, avant leur homologue ukrainien Dmytro Kouleba mercredi. Suivra un débat urgent dans la semaine. Selon des sources diplomatiques, l’objectif est de pouvoir lancer un mécanisme de surveillance de la situation en Ukraine. Celui-ci pourrait peut-être s’accompagner d’un mandat de rapporteur spécial de la situation des droits humains en Russie. (Belga)

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