Paul Furlan © BELGA

Le cdH demande à Paul Furlan des explications « dans les plus brefs délais »

Le cdH a demandé mercredi en fin de journée au ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS) d’apporter « toutes les réponses dans les plus brefs délais sur les éléments portés par la presse », a-t-on appris mercredi soir auprès de la présidence du parti.

Le parti de Benoît Lutgen demande aussi aux autres partis, au vu du rapport de l’administration rendu mardi sur l’affaire Publifin, de remplacer leurs administrateurs dans l’intercommunale liégeoise, « comme le cdH l’a fait ».

Le cdH a apporté ces exigences à la veille d’un gouvernement wallon qui doit présenter, au cours d’une conférence de presse prévue à 11 heures, « l’évolution du cadre juridique encadrant la gouvernance et l’éthique en Wallonie. »

Avant cela, à 9h30, Paul Furlan donnera une conférence de presse à son cabinet, a confirmé son porte-parole.

Quelques heures plus tard (à partir de 14h) s’ouvrira au parlement wallon une séance plénière au cours de laquelle les députés seront appelés à se prononcer sur une motion de méfiance de l’opposition (MR-Ecolo) réclamant la démission de Paul Furlan.

Le ministre et bourgmestre en titre de Thuin a été dernièrement mis en cause par certains organes de presse pour la gestion de son cabinet, duquel le bourgmestre de Wanze Claude Parmentier, spécialiste des finances locales, a dû démissionner en raison de la hauteur de sa rémunération comme administrateur à titre privé chez Nethys (Publifin).

Le Vif indiquait mercredi encore que le bourgmestre d’Anderlues Philippe Tison, qui gère les sociétés que Paul Furlan a dû renoncer à administrer lorsqu’il est monté au gouvernement wallon en 2009 – mais dans lesquelles il a gardé des parts -, travaille actuellement à son cabinet. Philippe Tison « gère donc les affaires privées du ministre qui l’emploie sur des fonds publics attribués à son cabinet », commentait notre journaliste.

« Si un administrateur quitte une société, il est logique qu’il soit remplacé », avait répondu le ministre. Par ailleurs, ajoute-t-il, « les mandats de Philippe Tison (dans les sociétés visées) sont totalement gratuits ».

L’emploi de la compagne de Paul Furlan à son cabinet avait également été pointé du doigt, mais le ministre s’en était justifié. Sudpresse avait en outre dévoilé une lettre du ministre à une société de logement pour favoriser l’octroi d’un logement social à un couple avec enfant.

Là encore, Paul Furlan avait assumé, en notant qu’il s’agissait d’un courrier comme beaucoup d’autres et qu’il insistait dans ce courrier pour respecter les prescrits légaux.

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