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La vidéo de la N-VA sur le confédéralisme est « un cas de simplification extrême »

Han Renard

À l’aide d’une vidéo, la N-VA présente son confédéralisme comme la solution miracle à tous les problèmes de la Belgique. « Un cas de simplification extrême », déclare le constitutionnaliste liégeois Christian Behrendt à notre consoeur de Knack.

« La N-VA veut maintenir la politique étrangère, la sécurité, la défense et la réduction de la dette publique au niveau de la Belgique confédérale, et allouer tout le reste à la Flandre et à la Wallonie », explique Christian Behrendt. Mais quand on parle d’un transfert de compétences aussi important, il faut se demander : quand la Belgique cessera-t-elle d’exister ? La N-VA ne répond pas à cette question. »

Il s’agit pourtant d’une question légitime, dit Behrendt, car dans la proposition de la N-VA, le niveau confédéral est presque vide. « La politique étrangère est déjà en grande partie entre les mains des Régions », poursuit-il. « Ou prenez la défense. Tout cela est ancré au niveau international et il s’agit presque d’une compétence virtuelle. »

Et qu’en est-il de la dette publique? La N-VA traite cette question avec beaucoup de légèreté, estime le constitutionnaliste. Le gouvernement fédéral a une dette d’environ 400 milliards d’euros. Toute personne endettée doit, bien sûr, payer des intérêts sur cette dette. Le montant de ces intérêts dépend de votre solvabilité et de votre réputation en tant que débiteur. Il est tout de même difficile à croire que si vous déshabillez presque complètement le gouvernement fédéral, le taux d’intérêt n’augmenterait pas ? Vous ne pouvez pas débarrasser une entité de tous ses actifs et penser que les prêteurs internationaux et les agences de notation ne diront rien. »

Selon Behrendt, les compétences que la N-VA souhaite garder au niveau fédéral sont insuffisantes pour garantir la survie d’un État belge. « Un État doit avoir un projet, et celui-ci doit inclure plus qu’une agence pour gérer la dette ».

Le confédéralisme de la N-VA n’est donc pas un modèle viable pour la Belgique, selon Behrendt. « Mais ce n’est peut-être pas le but. Bien sûr, un parti peut avoir une vision, mais ce qui me dérange en tant qu’universitaire, c’est qu’on présente le confédéralisme comme un jeu d’enfant. »

C’est absolument faux, souligne Behrendt. « Le programme de la N-VA suppose que presque tous les articles de la Constitution seront modifiés. Et même si l’ensemble de la Constitution devait être déclarée sujet à révision avant les élections, et si par miracle tout le monde était d’accord avec la N-VA, il faudrait encore au moins deux mandats de gouvernement pour rendre tout cela possible. D’ailleurs, si je comprends bien, il n’y a rien sur le chef de l’État dans la proposition N-VA. Pas besoin d’être royaliste pour demander : ‘Désolé, mais il n’y a pas quelqu’un à Laeken ?' » Bref, pour le constitutionnaliste, c’est plutôt un cas de simplification extrême, qui porte préjudice à la qualité du programme de la N-VA ».

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Geplaatst door N-VA op Zaterdag 26 januari 2019

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