La Turquie ne devrait pas reprendre à son compte la propagande russe

(Belga) La Turquie doit prendre garde à ne pas adopter la propagande du président russe Vladimir Poutine, estime l’ambassadeur européen à Ankara, Nikolaus Meyer-Landrut, cité par l’agence de presse allemande dpa mercredi.

La Turquie joue pour le moment un « numéro d’équilibriste », selon le diplomate. Il escompte que la Turquie restreigne par exemple l’accès aux « canaux de propagande russe » comme le média RT. Il a émis aussi le souhait que la Turquie ne sape pas les sanctions imposées par l’UE à la Russie en représailles à son invasion de l’Ukraine. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavu?o?lu, a affirmé il y a quelque jours que son pays gardait l’espace aérien ouvert pour les vols russes, de sorte que les Russes puissent toujours voyager depuis l’UE ou d’autres pays. Ankara a, à ce jour, refusé d’imposer des sanctions à la Russie. Et le président Recep Tayyip Erdo?an a déclaré que la réponse de l’UE à l’invasion de l’Ukraine était « une chasse aux sorcières » contre le peuple russe, la littérature et les artistes. D’un côté, la Turquie est clairement du côté de l’Otan et de l’Ukraine. L’UE le reconnait, affirme le diplomate Meyer-Landrut. Mais d’un autre côté, la Turquie a aussi critiqué l’Ouest de manière répétée. « La Turquie ne va pas pouvoir assumer ce numéro d’équilibriste sur le long cours », affirme le diplomate européen. La Turquie est un membre de l’Otan et entretient des relations étroites tant avec l’Ukraine qu’avec la Russie. Le pays est dépendant de Moscou pour son énergie et ses céréales. Ankara se pose en médiateur dans le conflit russo-ukrainien. (Belga)

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