Paul Magnette, star d'une autre Europe qui semble possible. © ANTHONY DEHEZ/PHOTO NEWS

« Je crois que nous allons vers le chaos »

« Je crois que nous allons vers le chaos », affirme samedi le ministre-président wallon, Paul Magnette (PS) dans un entretien accordé au Soir, et pour lequelle il pose devant une étagère vide et une pile de cartons dans son bureau de l’Elysette à Namur.

Il évoque « un délir politique » et fustige « la trahison de Lutgen », président du cdH. « Je ne connais pas d’exemple d’un parti qui a gagné les élections après avoir fait tomber un gouvernement. Les citoyens sanctionnent en général ceux qui ont créé le chaos », assure M. Magnette.

Il garantit que son parti ne va pas livrer de « sale guerre ». « J’ai le sens de la Région et des responsabilités publiques. Donc les dossiers qui sont prêts et qui ont fait l’objet d’un accord seront approuvés », promet-il.

Interrogé sur son soutien à Elio Di Rupo, il affirme de pas le défendre « dans toutes les circonstances, mais je ne vais pas dire non plus qu’il est le problème. »

Il évoque sa lassitude et la nécessite de réfléchir. « Parce que faire de la politique d’accord, mais pour faire quoi? Si c’est de la politique avec des affaires, avec du conservatisme, avec des trahisons, des mensonges, des coups bas… franchement, oui, à un moment il y a une espèce de ras-le-bol ».

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