Hausse des transactions, prix, appartements: les 3 enseignements du dernier baromètre de l’immobilier

Stagiaire Le Vif

La fédération des notaires (Fednot) a publié ce mercredi son baromètre trimestriel de l’immobilier. Voici les trois points à retenir.

1. L’activité immobilière belge est en hausse, malgré un mois de mars en baisse

Le nombre de transactions immobilières a augmenté de 2,2% par rapport à la même période en 2021. C’est principalement dû à un mois de janvier fructueux, qui a enregistré une hausse de 8,9%. Les transactions se sont ensuite stabilisées en février et ont connu une légère baisse d’1,5% en mars.

Cette hausse d’activité immobilière se remarque en Flandre et en Wallonie, mais pas à Bruxelles. C’est notamment en raison des prix déjà élevés du marché immobilier bruxellois, explique Renaud Grégoire, porte-parole de Notaire.be. La Région bruxelloise est aussi davantage influencée par les investisseurs, qui sont plus attentifs au niveau de l’inflation, en hausse ces derniers mois. Mais le notaire ne voit pas cette stabilité comme un signe de recul du marché. « C’est plutôt un retour à la normale », affirme-t-il. En effet, les prix sont comparés à ceux de 2021, une année particulière pour l’immobilier.

2. Le prix des appartements se stabilise, contrairement à celui des maisons

Les appartements ne connaissent pas la même hausse de prix que les maisons. Au contraire, leur augmentation semble se stabiliser.

Le prix moyen d’une maison en Belgique est de 315 984 euros pour ce premier trimestre de 2022. Il s’agit d’une augmentation de 7,1% par rapport à la moyenne annuelle de 2021. En réalité, cette hausse est modérée compte tenu de l’inflation à hauteur de 6,5%. L’augmentation de prix ne s’élève donc qu’à 0,6%, ce qui correspond à 2000 euros en chiffres.

Hausse des transactions, prix, appartements: les 3 enseignements du dernier baromètre de l'immobilier

Le prix moyen d’un appartement en Belgique est quant à lui de 253 690 euros, ce qui représente une augmentation de 1,1% par rapport à la moyenne annuelle de 2021. A nouveau, en prenant en compte l’inflation, les prix ont en fait baissé de 5,4% en Belgique. Au niveau des régions, la baisse s’élève à 6,2% à Bruxelles, 5,7% en Flandre et 1,3% en Wallonie. Le prix d’un appartement à Bruxelles est toujours le plus élevé. « L’augmentation des prix des appartements est nettement plus limitée que celle des maisons. Après une croissance continue du prix moyen des appartements depuis 5 ans, l’augmentation semble se stabiliser.« , précise le notaire Renaud Grégoire.

Il n’est pas encore possible de savoir si la baisse observée au mois de mars correspondra à un ralentissement de l’activité ou s’il s’agit uniquement d’une diminution saisonnière. « L’augmentation du prix des matières premières, les incertitudes qui entourent les différents marchés et l’augmentation des taux sont sans doute des éléments qui contribuent à une certaine prudence », précise le porte-parole.

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3. La différence de prix entre les appartements neufs et existants se réduit

Pour la première fois, le baromètre immobilier se penche sur le marché des appartements neufs et existants et en conclut que la différence entre leurs prix se réduit. Un appartement neuf coûtait en moyenne 295 486 euros en 2021, contre 240 930 euros pour un appartement existant. La différence de prix entre les deux atteignait 22,6%, mais elle était plus importante avant la crise du Covid-19 : elle s’élevait à 28%. Par rapport à 2020, le prix moyen d’un appartement existant a augmenté de 5,9% tandis que celui du neuf n’a augmenté qu’à 1,7%. L’écart se resserre donc, mais plus particulièrement en Flandre et à Bruxelles.

Sarah Duchêne

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