Les Red Lions au sommet du hockey mondial. © Phdph/photo news

En 2018, le boom des sports collectifs

Olivier Mouton
Olivier Mouton Journaliste

Dans la foulée du football et du hockey, nos équipes nationales se mettent à briller sur la scène internationale. La conséquence d’une stratégie délibérée.

Lorsqu’il prend la tête du Comité olympique belge, en 2004, Pierre-Olivier Beckers décide de faire des sports d’équipe une priorité absolue. Le patron de Delhaize est convaincu que cette dimension collective est de nature à insuffler un supplément d’âme à toutes les disciplines. Tout en valorisant l’image de la Belgique, autre objectif avoué. Passionné de hockey, Beckers s’y investit corps et âme en s’appuyant sur l’ancien international Marc Caudron, devenu président de la fédération, pour obtenir la qualification des Red Lions aux Jeux olympiques de Pékin. Pari réussi. L’équipe y termine à la neuvième place, alors que les Diablotins de la génération Kompany échouent au pied du podium.

Depuis les Jeux de Pékin, tant nos footballeurs que nos hockeyeurs occupent le haut de la scène internationale, multipliant les exploits et séduisant le public par un jeu chatoyant. Si les premiers ont brillé cet été, les seconds ont carrément décroché le titre mondial, en Inde, le 16 décembre. Un énorme exploit pour une grande première ! Les Red Panthers, nos hockeyeuses féminines, avaient échoué de peu cet été en barrage, après avoir été sorties de leur groupe.

Les Belgian Cats, l’équipe nationale de basket féminine, font mieux encore. L’année dernière, elles avaient déjà obtenu une remarquable médaille de bronze au championnat d’Europe. Cet été, nos basketteuses ont tenu le pays en haleine lors de la Coupe du monde en Espagne. Qualifiées pour les quarts de finale en terminant premières d’un groupe relevé, au sein duquel figurait le pays organisateur, elles battent la France pour échouer de peu en demi-finale face aux Américaines, ultrafavorites et futures championnes. Leur quatrième place est un signe d’espoir, confirmé cet automne par leur qualification pour l’Euro 2019.

Dans cet engouement général, pratiquement plus personne n’est à la traîne. Au printemps, les Diables noirs ont assuré leur maintien dans le Rugby Europe International Championship grâce à des victoires successives face à l’Allemagne et à l’Espagne. Mais le plus important, c’est l’engouement que cela peut susciter auprès de la jeunesse dans un pays qui ne fut malheureusement pas en mesure de se doter d’un stade national digne de ce nom.

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