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Débat Bouchez-Van Grieken: trois partis francophones demandent au MR de clarifier sa position

Les présidents d’Ecolo, du PS et des Engagés ont réagi vendredi dans un communiqué commun à la participation du président du MR Georges-Louis Bouchez à un débat télévisé avec Tom Van Grieken, du Vlaams Belang. « Une ligne rouge a été franchie », estiment les trois partis, qui parlent d’un acte « très grave » qui ne « peut rester sans suite ».

Les présidents d’Ecolo, du PS et des Engagés ont réagi vendredi dans un communiqué commun à la participation du président du MR Georges-Louis Bouchez à un débat télévisé avec Tom Van Grieken, du Vlaams Belang. « Une ligne rouge a été franchie », estiment les trois partis, qui parlent d’un acte « très grave » qui ne « peut rester sans suite ».

Les trois partis francophones demandent aux « instances habilitées du MR » de « clarifier » leur position « d’ici lundi midi », quant à l’engagement du Mouvement réformateur par rapport à une charte signée en 2002, un « code de bonne conduite élaboré entre partis démocratiques francophones ». Ce texte réaffirmait le principe du cordon sanitaire. Face à la montée de l’extrême droite en Europe, les responsables des quatre partis démocratiques francophones (Ecolo, MR, PS et PSC, à l’époque) avaient signé une version actualisée de la « Charte de la démocratie ». « S’agit-il d’une faute qui ne se reproduira plus ou le MR renie-t-il le point 11 de la charte sur laquelle il s’était clairement engagé? », interrogent les 4 (co-) présidents.

Paul Magnette souhaite réaffirmer le principe du cordon sanitaire à l’égard de l’extrême droite

Le président du PS, Paul Magnette, a exprimé son souhait de discuter avec les autres partis politiques francophones démocratiques afin de réaffirmer le principe du cordon sanitaire à l’égard de l’extrême-droite, a-t-il déclaré au micro de RTL-TVi, à la suite du débat télévisé sur la VRT entre le président du MR, Georges-Louis Bouchez, et celui du Vlaams Belang, Tom Van Grieken.

« Je suis profondément choqué, c’est une faute politique et un grave précédent. Il existe un cordon sanitaire dans ce pays et, il y a 20 ans d’ici, nos prédécesseurs des partis démocratiques francophones ont signé un accord disant qu’ils ne négocieraient ni ne débattraient avec l’extrême-droite.

M. Bouchez a rompu cet accord », a déclaré M. Magnette. Aux yeux du président des socialistes, si la partie francophone de la Belgique a pu éviter la montée de l’extrême-droite, au contraire de la France ou de la Flandre, c’est parce que jamais l’extrême-droite n’a été banalisée. « C’est grâce à cette attitude que nous avons évité que l’extrême-droite ne s’installe », a-t-il affirmé.

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