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Coronavirus : « Le centre de gravité semble se déplacer d’Anvers à Bruxelles »

Olivia Lepropre
Olivia Lepropre Journaliste au Vif

Au niveau national, le pic de nouveaux cas semble s’éloigner. Mais l’inquiétude se poursuit concernant la situation dans la région Bruxelloise.

La moyenne des cas « n’augmente plus » et est même en « légère diminution. La première fois que l’on peut annoncer une baisse des moyennes hebdomadaires. » Au niveau national, cela signifie peut-être que le pic est derrière nous, explique la porte-parole interfédérale Covid-19 Frédérique Jacobs. Mais « le centre de gravité semble se déplacer d’Anvers à Bruxelles. » Le taux de positivité continue d’augmenter à Bruxelles (6,7% de tests positifs sur les tests réalisés). « Si l’évolution actuelle se poursuit, dans deux jours, Bruxelles aura un total hebdomadaire supérieur à celui d’Anvers. »

Mais la situation évolue favorablement dans les autres provinces. Il n’y a que dans les deux Brabants et Luxembourg que l’on constate aujourd’hui une augmentation. « Mais on parle de petits chiffres, et les augmentations sont limitées. »

Les admissions à l’hôpital continuent d’augmenter lentement. La hausse actuelle « est conforme à ce qu’on attendait et elle devrait se poursuivre encore un certain temps. Cependant, ces chiffres sont également assez faibles, ce qui signifie que la situation dans les hôpitaux est sous contrôle. » Le plus grand nombre de patients sont admis à Anvers et à Bruxelles, avec plus de la moitié des nouvelles admissions.

Les décès sont également en augmentation, avec une moyenne de 8 décès par jour. « C’est deux fois plus que la semaine précédente. Maintenant que la canicule est passée, nous pourrons voir au cours de la semaine si les décès étaient un pic temporaire lié à des températures élevées, des concentrations d’ozone ou des infections Covid -19. »

Distinguer isolement et quarantaine

Il ne faut pas confondre quarantaine et isolement, qui ont lieu dans des situations différentes.

Mise en isolement : lorsque les personnes sont malades ou testées positives. Il y a deux situations différents. La première, c’est un frottis naso-pharyngé positif, qui signifie qu’on est infecté et contagieux, même si on n’a pas de symptôme. La deuxième, quand on propose de contacter le médecin traitant en cas de symptômes, qui décidera si un frottis est nécessaire et qui demandera un isolement en attendant les résultats. L’isolement sera d’au moins 7 jours, à partir du premier symptôme ou du test positif. Cela peut être plus long si les symptômes se prolongent.

Mise en quarantaine : elle est de 14 jours. Elle doit avoir lieu directement après le contact infectant, car les personnes infectées sont contagieuses environ 2 jours avant l’apparition des symptômes. Si après 14 jours, il n’y a pas de symptômes, le risque d’avoir été infecté est très faible. On peut répertorier trois situations :

  • Obligatoire au retour d’une zone rouge.
  • Fortement conseillée au retour d’une zone orange, surtout en cas de comportement à risque (visite familiale, vie nocturne…).
  • Contact rapproché avec une personne positive.

Dans tous les cas précédemment cités, il est demandé de rester chez soi et de limiter au maximum les contacts. « Ne quittez votre domicile que si c’est strictement nécessaire, comme pour des achats essentiels qu’on ne peut pas faire pour vous, rendre visite à un médecin, aller à la pharmacie… Ne prenez pas les transports en commun. Veillez à respecter les conseils pendant ces sorties (masque, distance, gel…). Vous ne pouvez pas recevoir de visite, n’allez pas à l’école, n’allez pas travailler. Faites particulièrement attention si un membre du foyer est fragile. » Il faut également contacter les personnes avec qui on a eu un contact rapproché dans les jours précédents.

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