Centrale des Awirs: l’Open Vld exige la transparence sur le rôle d’une société chinoise

(Belga) Le président de l’Open Vld Egbert Lachaert a réclamé jeudi la « transparence totale » sur le rôle d’une multinationale chinoise, Sepco3, choisie par l’énergéticien Engie pour participer à la construction de la nouvelle centrale électrique au gaz sur le site des Awirs, à Flémalle (province de Liège).

C’est le quotidien flamand Het Laatste Nieuws qui a dévoilé ce contrat jeudi, en pointant du doigt un risque d’ingérence chinoise dans un secteur stratégique pour la Belgique. Engie souligne de son côté que l’exploitation de la centrale sera réalisée par ses propres soins et que Sepco3 n’est impliquée que pour coordonner les travaux des autres sous-traitants. Selon Jonathan Holslag, professeur en sciences politiques internationales à la VUB, le risque sécuritaire paraît limité, mais l’implication de Sepco3 n’en est pas pour autant anodine, dans la perspective du grand déploiement économique de la Chine, commente-t-il dans le journal. Il existe depuis peu au niveau européen un mécanisme de filtrage des investissements directs étrangers pour des secteurs stratégiques, comme l’énergie et les télécoms. Les investissements chinois y sont scrutés. En Belgique, ce travail est réalisé par le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld). Pour Egbert Lachaert, il revient aussi à la ministre fédérale de l’Énergie, Tinne Van Der Straeten (Groen), de prendre contact avec Engie pour faire la clarté, a précisé son porte-parole. Le projet d’Engie d’une nouvelle centrale Turbine-Gaz-Vapeur (TGV) aux Awirs est ressorti gagnant en octobre dernier de la première mise aux enchères dans le cadre du CRM, le mécanisme d’aide d’État qui doit garantir la sécurité d’approvisionnement du pays à long terme après la fermeture de plusieurs réacteurs nucléaires. (Belga)

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